La Revue des Ressources
Accueil du site > Restitutio > François Rabelais > François Rabelais : Les songes drolatiques de Pantagruel (dessins)

François Rabelais : Les songes drolatiques de Pantagruel (dessins) 

samedi 28 juillet 2012, par François Rabelais (Date de rédaction antérieure : 21 juin 2011).

La publication en 1565 des Songes drolatiques de Pantagruel, où sont contenues plusieurs figures de l’invention de maistre François Rabelais : & dernière oeuvre d’iceluy, pour la récréation de bons esprits fait de ce recueil de 120 gravures de dessins de Rabelais un ouvrage posthume, contemporain du Cinquième Livre, a contrario duquel on ne voit pas que l’attribution des dessins à l’auteur soit publiquement contestée de notoriété publique, alors qu’ils furent publiés en premier lieu par le même éditeur Richard Breton, dans le même délai ou presque, à près d’un siècle de la mort de l’auteur. Pourtant, si la question de l’authenticité de la source était fondée pour l’un des deux ouvrages, il y aurait lieu de la poser pour le second. Une information bibliographique française mais remontant à 1933 ferait acte de ce détail. [1] Certaines planches seraient copiées de dessins de Breughel l’ancien, ce qui ne pourrait en faire un mauvais ouvrage. De Bosch à Breughel au long du siècle, on suit l’inspiration de l’éditeur Breton qui accompagne avec sa propre sensibilité le mythe de l’auteur qu’il vénère, car on ne voit pas comment cent ans après la mort de Rabelais un éditeur aurait pu déclarer l’avoir connu, sauf par l’effet d’un clin d’œil au "lecteur volontaire" — comme disait Rabelais. Mais ce n’est pas Salieri et Mozart, ici Breton jouerait avec l’histoire pour conclure le conte mythologique de Pantagruel rester inachevé et alimenter l’énigme sur son auteur, pour l’éterniser en créateur génératif, avec la même liberté et ruse à l’égard des académies et connivence avec le lecteur contre les sciences dogmatiques par lesquelles Rabelais trompa la chronologie des réalités qu’il critiquait vertement, et la censure.
 Il est probable que l’éditeur disposant du fonds d’imprimerie d’un prédécesseur ayant trouvé des manuscrits restés inédits ou quelques planches originales attribuées à Rabelais les aient augmentées. Il en resterait certaines authentiques, mais aussi bien toutes pourraient être des copies ou des créations nouvelles. À tout avisé des éditions de Rabelais de son vivant il reviendrait de chercher lesquelles. Jouons les bibliophiles au gré des sources libres.  On trouvera quelques clés et élucubrations sur ces points au carrefour des dé-synchronismes suivis du passage du dernier siècle du Moyen âge au premier de la Renaissance en France (en retard d’un siècle sur ses contemporains italiens), dans l’introduction de la publication du Cinquième Livre par la RdR.

L’édition numérisée présentée ici est le livre de 1869 publié par la librairie Tross à Paris, "tiré en petit nombre", (sans doute à cause du coût des gravures), par l’imprimeur Louis Perrin, à Lyon, avec des eaux-fortes reconstituées et imprimées à Leipzig par Wilhelm Drugulin, qui reproduit l’édition originale de 1565 ; soit 120 planches de l’auteur préfacées en quelques lignes finissant en calligramme par l’éditeur Richard Breton, à Paris, qui se prête lui-même à quelque création en hommage à Rabelais (ce qui pourrait jouer en faveur de l’hypothèse d’aspects apocryphes dans le Cinquième livre), — qu’il dit avoir connu, — elle-même à l’enseigne de l’étude de l’éditeur de 1869, Edwin Tross, signant E.T. la préface de sa propre édition. L’exemplaire mentionne l’archivage de la Bibliothèque centrale de l’institut de recherche Getty (aujourd’hui propriété majoritaire de Microsoft), dont le lieu dédié aux arts et à la culture se trouve comme on sait à Los Angeles (CA, The USA).




— 

Internet sources :

archive.org et openlibrary.org.

Bibliothèque et bliothéconomie de la numérisation :


http://www.archive.org/details/lessongesdrolati00tros

JPEG - 100.6 ko
Les songes drolatiques de Pantagruel
par François Rabelais
Extraits du recueil cité, exclusivement iconographique avec 120 gravures d’après les dessins inédits attribués à Rabelais par le premier éditeur, en 1565, près de cent ans après la mort de l’auteur.
Source White Light Black Light, compiled by Alice.
JPEG - 73.4 ko
JPEG - 77 ko
JPEG - 51.4 ko

— 

Rabelais, Les Cinq Livres et un peu plus dans La RdR :

- Livre V
- Livre IV
- Livre III
- Livre II
- Livre I
- Les songes drolatiques de Pantagruel - dessins


Domaine public

Notes

[1] Dans les détails de l’édition publique en sources libres sur Internet on peut lire l’indication suivante (traduite ici) donnée par l’Institut de recherche du Centre Getty, archiviste de l’ouvrage en référence : " L’attribution à Rabelais n’est pas créditée. Certaines de ces coupures sont copiées à partir du travail de Pieter Breughel l’Ancien. (cf. Paris, Bibliothèque nationale ; "Rabelais", exposition organisée à l’occasion du quatrième centenaire de la publication de Pantagruel, 1933. p.181-183, numéros 579-581). " — sachant les dates de naissance et de décès de Breughel l’Ancien : 1525-1569.

© la revue des ressources : Sauf mention particulière | SPIP | Contact | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | La Revue des Ressources sur facebook & twitter