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La forêt disparue (ou pas) 

jeudi 14 avril 2016, par Elizabeth Legros Chapuis

« Forêts, montagnes, ne sont pas seulement des concepts, sont notre expérience et notre histoire, une part de nous-mêmes. »

Nietzsche

Ce qu’est la forêt, en tant qu’espace réel, ne se confond pas forcément avec ce que l’on voit d’elle, et ce que l’on fait de cette vision. Le Groupe d’Histoire des Forêts Françaises a étudié la perception de la forêt dans l’imaginaire occidental et dans celui des écrivains, notamment dans son ouvrage La forêt, perceptions et représentations [1]. Ce recueil s’intéresse, à côté des aspects géographiques, historiques ou sociologiques, à la manière dont ceux-ci sont transformés à travers le prisme de la fiction.

L’attachement manifesté de nos jours pour la forêt passe par des notions dont le sens comporte parallèlement des éléments objectifs de définition scientifique et d’autres qui sont d’ordre imaginaire et affectif : forêt primitive, forêt primaire, forêt vierge, forêt tropicale, forêt modèle ; mais aussi patrimoine, naturalité et, bien sûr, déforestation. Des notions souvent imprécises qui se recoupent, se recouvrent et se mélangent allègrement comme des essences d’arbres dans une forêt…

Le mirage de la forêt vierge

Qu’est-ce que c’est vraiment, par exemple, que la forêt vierge ? Est-ce que ça existe encore ? Au sens strict de sa définition, probablement pas. « Le terme de forêt vierge désigne la forêt originelle, non habitée. Elle n’existe plus en Europe depuis le Néolithique. Le terme est utilisé pour désigner les grandes forêts tropicales de la planète, mais à tort, car l’homme a probablement parcouru ou habité toutes les forêts du monde », indique le chercheur Annick Schnitzler-Lenoble [2]. Il est clair que la forêt vierge constitue un objet imaginaire, un objet imaginé, et comme tel, paré de tous les attraits.

« La forêt vierge, qui n’en a rêvé, au moins en sa jeunesse ? écrit Jacques Brosse [3]. Peut-être n’est-ce qu’un jeu de l’imaginaire, un souvenir archaïque qui traînerait dans l’inconscient collectif, mais que raniment périodiquement les mythes et les contes, les romans de chevalerie et même les grands romanciers d’aventures, Jules Verne, dans Le Voyage au centre de la Terre (1864), ou Conan Doyle dans Le Monde perdu (1913) et aussi le cinéma, par exemple dans le film La Forêt d’émeraude (1985), qui exploitent, plus ou moins ingénieusement, le riche filon, la croyance en un état préhistorique de la nature qui survivrait intact dans des recoins encore inexplorés de la terre. »

Ernst Jünger, engagé à seize ans dans la Légion étrangère pour voir l’Afrique – comme il le rapporte dans son récit Jeux africains – recherche la zone tropicale avec « ses effroyables forêts vierges et ses grands fleuves ». « Quelque part, très profondément dans l’intérieur, il devait y avoir de grands lacs, des steppes mélancoliques et de vastes forêts dont le nom n’était porté sur aucune carte. » [4]

« Le versant méridional de l’Himalaya, écrit Alfred Maury en 1850 dans son Histoire des Grandes Forêts de la Gaule et de l’Ancienne France, est partout couvert de jongles (sic) épaisses et souvent impénétrables, qui, étendant leurs ramifications à l’est et au sud, se continuent avec les jongles les plus profondes et plus vastes du Bengale et courent jusque vers le Settledje. » Maury ajoute en note : « Le mot jongle est dérivé du sanscrit djangal, forêt, qui a passé en hindoustani et se retrouve en persan. »

Une partie de l’attraction que la forêt vierge exerce sur l’homme occidental réside probablement dans sa priorité vitale : elle était là avant lui. « Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent », disait Chateaubriand. Antériorité qui est constatée par la science comme par la mythologie : il n’y a qu’à comparer l’âge de l’espèce humaine – au maximum 3 millions d’années – avec celui des arbres – environ 380 millions ! [5] C’est parmi eux que se trouve l’origine de l’homme, comme le rappellent certains mythes fondateurs : Tite-Live fait remonter à Silvius, « né dans les forêts », la généalogie de Romulus et Remus. Ces derniers ont d’ailleurs grandi en forêt sous la protection légendaire de la louve.

Dans certains mythes cosmogoniques, « les forêts sont considérées comme l’habit de la Terre-Mère ». En témoigne un mythe maori rapporté par Edith Montelle [6]. C’est Tane, le maître de la forêt, qui réussit à séparer le ciel, son père, de la terre, sa mère. Il crée ensuite les arbres, ses propres enfants, et les répand sur la terre.

C’est ainsi que s’illustre le « d’abord les forêts » de Virgile, que rappelle Leconte de Lisle :

« Sur le sol convulsif l’homme n’était pas né
Qu’elle emplissait déjà, mille fois séculaire,
De son ombre, de son repos, de sa colère,
Un large pan du globe encore décharné ». [7]

L’amalgame visant à faire percevoir la forêt décrite, dans la fiction, comme une forêt vierge s’avère très fréquent. Il s’inscrit sous diverses formes dans des récits montrant un ou plusieurs personnages qui vont chercher – et parfois trouver – une nouvelle vie ou une rédemption (avec ou sans Dieu) au contact de cette nature exempte de toute occupation humaine [8]. Autant de versions des théories de Jean-Jacques Rousseau sur l’homme naturellement bon et corrompu par la société de ses semblables. Parmi une foule d’exemples, en tous temps et en tous pays, voici le René [9] de Chateaubriand ; le Marlow de Joseph Conrad dans Au cœur des ténèbres ; K., le narrateur du roman de Kenzaburo Oé M/T et l’histoire des merveilles de la forêt ; l’aspirant Grange, héros de Julien Gracq dans Un balcon en forêt ; le narrateur du Partage des eaux d’Alejo Carpentier :

« La forêt vierge, m’expliquait [l’Adelantado [10]], recouvrait d’immenses territoires, renfermait des montagnes, des abîmes, des trésors, des peuples errants, des vestiges de civilisations disparues ; elle formait cependant un seul monde compact, qui nourrissait sa faune et ses hommes, modelait ses propres nuages, montait ses météores, élaborait ses pluies : nation cachée, carte à déchiffrer, vaste pays végétal avec très peu de portes.  [11] »

Chez Julien Gracq, où la nature occupe une place si importante, la forêt, parmi tous les types de paysage, est souvent privilégiée : dans Un beau ténébreux, elle « donne l’idée d’un voyage sans retour » ; dans le Rivage des Syrtes, elle a recouvert la ville morte de Sagra. Légendaire, la forêt ne peut être qu’une forêt vierge. « Dans Un balcon en forêt, Gracq, plus encore, veut, par une régression historique qui rétablirait une forêt vierge, remonter à une sylve qu’il imagine primitive. » [12]

Cette forêt est souvent investie d’une puissance d’envahissement, tendant à occuper tout l’espace qui lui est laissé libre. « Et le ravin au milieu de la forêt s’est laissé ravager par la force de la nature. C’est que la forêt vierge se mettait à l’envahir, en dépassant le chemin des morts. Même les arbres que le Destructeur avait jadis plantés semblaient renverser l’ordre humain et exprimer la puissance sauvage. » [13]

Dans son roman de science-fiction La Forêt d’Iscambe, Christian Charrière décrit ainsi une France presque entièrement envahie par la forêt, quelques siècles après une guerre nucléaire qui a ravagé l’Europe. Un ermite et son disciple font route vers les ruines de Paris dans l’espoir d’y découvrir les traces d’une culture disparue. Ils vont devoir traverser une forêt extraordinaire, peuplée de termites géants et de fleurs carnivores, hantée par des héros déchus et des milices sanguinaires. Cet espace sera surtout pour le héros Ist’van celui d’un parcours initiatique de la connaissance de soi :

« [...] car depuis longtemps il songeait à changer d’existence, celle qu’il menait dans la vallée d’Émeraude ne répondant pas à ce désir de métamorphose, de renaissance qui l’habitait et qui le faisait souffrir, comme un arbre qu’on empêcherait de croître. Et la forêt d’Iscambe était précisément le lieu où il lui semblait qu’une telle renaissance pût s’opérer. [...] Depuis un certain temps, le roi l’évitait, [...] peut-être parce qu’il flairait en lui quelque chose de forestier et même d’arboricole : Ist’van avait commis l’imprudence de lui avouer un jour son ambition de pénétrer dans la sylve et d’atteindre ses limites, celles de la jungle comme les siennes propres. » [14]

Michel Tournier consacre à la forêt quelques pages de ses Célébrations [15]. Célébration en l’occurrence ambiguë, car sa vision est souvent négative. Même si « dans notre vocabulaire, seule la forêt mérite le nom magique de vierge. »… Il évoque sa rencontre réelle, au Gabon, avec cet espace déroutant :

« Et puis j’ai voyagé. J’ai vécu la forêt équatoriale, massive, noire, grouillante de vies dangereuses. [...] J’ai vécu de tous mes sens et de tous les pores de ma peau la forêt vierge, son épaisseur vertigineuse, sa moiteur étouffante, les bruits soudains et terrifiants qui brisent son silence – un animal qu’on égorge, une branche morte qui tombe de la voûte immense, ou le cri affreux du daman, petit mammifère nocturne et inoffensif qui monte aux arbres grâce à des pieds-ventouses et sur le dos duquel s’épanouit en cas d’alerte une touffe de poils clairs. J’ai vu là une forme d’enfer. »

On est loin du paradis rêvé par tant de lecteurs de romans d’aventures. Fernand du Boisrouvray, grand défenseur de la forêt et prônant dans ses ouvrages une redécouverte de l’espace forestier véritable, évoque le « caractère proprement invivable » des forêts vierges, qui « provient de l’excès même de leur vie », cette exubérance de la vie qui « est étroitement imbriquée dans une mort omniprésente ». Il conclut : « Une telle forêt, c’est l’éternité devenue présente et palpable de tout ce qui fut avant nous et qui sera après nous. C’est le monde sans nous – et qui s’en passe fort bien ; qui par conséquent nous rejette comme la quantité négligeable que nous sommes. » [16] Mais d’autres dans le passé avaient déjà entrevu cette dimension, comme l’explorateur Alexandre de Humboldt : « Dans cet intérieur des terres du nouveau continent, on s’accoutume presque à regarder l’homme comme n’étant point essentiel à l’ordre de la nature. » [17]

Les termes de forêt primaire ou de forêt primitive font tout autant l’objet de rêveries qui n’ont pas grand-chose à voir avec la réalité du terrain. On a vu [18] comment Gaston Roupnel, en 1930, considérait la forêt comme plus stable que tout autre élément du paysage. Aujourd’hui, des experts comme Paul Arnould s’insurgent contre une telle vision : « Depuis la révolution néolithique et le temps des paysans, il n’y a plus de forêts primaires. Où pourrait-on trouver en France ces lambeaux de forêt que l’on disait ‘vierges’ et que ‘200 générations d’hommes’ auraient laissées intactes ? » [19] Même à l’échelle européenne, les superficies de forêt primitive restent d’importance modeste. En Europe, estime semblablement Jean-Pierre Husson, la seule forêt méritant le qualificatif de primaire est la taïga du nord de la Scandinavie ; ailleurs, quelque anciennes qu’elles soient, toutes les forêts ont plus ou moins été marquées par l’action de l’homme. Des lambeaux de forêt ancienne subsistent toutefois dans des régions de montagne, en Europe centrale, dans les Balkans ; en plaine, avec le parc national de Bialowieza, situé à cheval sur la Pologne et la Russie et où l’on a réintroduit le bison. [20]

En 1954, l’écrivain suisse Robert Hainard évoque un voyage fait à l’automne précédent dans la région de Kocejve en Slovénie, où « on a mis en réserve le dernier fragment important de la forêt primitive, un millier d’hectares situés à mille mètres d’altitude. [...] Ce qui m’a surtout frappé, par rapport aux lambeaux de forêts inexploitées que j’ai admirés dans nos Alpes, c’est le caractère majestueux, architectural, ordonné, dirais-je, de cette forêt [...] composée uniquement de sapins blancs et de fayards avec quelques érables sycomores. » [21]

Ces éléments n’ont d’autre valeur que l’interprétation qu’on leur donne… Ainsi Michel Crépu estime à propos du livre de Simon Schama, Le paysage et la mémoire :

« Sans qu’il y insiste trop, c’est bien le sentiment que l’on éprouve à la lecture du livre : domestiqué, civilisé ou préservé dans l’état ‘originel’, le paysage trouve un sens à travers le récit qu’une civilisation donne d’elle-même par les signes, les formes et les symboles. La faiblesse de l’écologisme vertueux tient à ce qu’il place toutes ses cartes dans l’utopie d’une nature vierge, d’autant plus admirable à ses yeux qu’elle reste vierge. » [22]

Quel que soit l’état concret du domaine forestier, l’imaginaire et la fiction invoquent cette forêt primitive comme un idéal à reconstituer ou à retrouver, par une opération qui peut être d’ordre magique. Il s’agit – sous des formes diverses – d’accéder à un état d’harmonie, voire de communion avec la nature, supposé être celui des origines ou des peuples que n’a pas atteint le développement technologique. Un rapport à la forêt tel que celui que décrit Augustin Berque :

« Pour le citadin d’aujourd’hui, la forêt (silva, d’où « sauvage ») symbolise la nature. Elle s’oppose en ce sens aux champs et à la ville – même si, la plupart du temps, les forêts que nous connaissons ont été plantées et sont entretenues par l’homme. Pour le chasseur préhistorique, cependant, l’espace sauvage n’existait probablement pas comme tel. A ses yeux, la forêt devait être le milieu normal de la vie quotidienne. [...] En règle générale, pour les peuples qui y vivent, ce que nous appelons la forêt vierge a toutes les apparences de la société. Elle est peuplée de parents, d’amis et d’ennemis végétaux et animaux, avec lesquels il faut entretenir des relations de bienséance (c’est-à-dire avoir des manières civilisées) comme avec les autres hommes. La grande forêt n’est pas un espace sauvage ; c’est un espace humain. » [23]

Dans la plupart des cas, toutefois, ces tentatives – dans la fiction du moins – restent sans lendemain. Le héros d’Alejo Carpentier, après sa parenthèse enchantée dans la forêt tropicale, où il vit avec une Indienne dans une petite communauté isolée, est rattrapé par le monde « civilisé », qu’il rejoint à regret ; quand il essaie à nouveau de repartir, c’est pour découvrir que l’accès lui en est fermé.

Souvent le personnage d’un roman éprouve pour ce type de forêt une attirance spontanée, sans en comprendre les raisons : « Je contemple la montagne verte perdue dans la brume en face de moi », dit le narrateur de Gao Xinjiang [24]. « On distingue une descente de bois escarpée de couleur grisâtre. La couverture végétale est déjà totalement détruite. Autrefois, avant que la route ne parvienne jusqu’ici, les deux versants devaient être couverts de forêts épaisses. J’ai toujours eu envie d’aller dans la forêt primitive, sans pouvoir dire pourquoi cela m’attire autant. »

P.-S.

cet article est extrait du livre de l’auteure Dans la forêt des livres (BOD, 2016)

En logo, un tableau de Tzu-chi Yeh (source).

Notes

[1] Corvol, Arnould, Hotyat : La forêt, perceptions et représentations, Ouvrage collectif du GHFF - Groupe d’Histoire des Forêts Françaises (CNRS), Paris, L’Harmattan, 1997

[2] « En Europe, la forêt primaire », article paru dans La Recherche, URL : http://www.larecherche.fr/content/impression/article?id=21450

[3] J. Brosse, L’Aventure des forêts en Occident, p. 50

[4] Cité par Jean-Michel Palmier, Ernst Jünger – Rêveries sur un chasseur de cicindèles, Paris, Hachette, 1995

[5] Voir Francis Hallé, Plaidoyer pour l’arbre, Arles, Actes Sud, 2005, p. 151

[6] Article d’Edith Montelle dans L’arbre dans l’usage et l’imaginaire du monde, ouvrage précité, p. 104

[7] Leconte de Lisle, La forêt vierge, URL : http://fr.wikisource.org/wiki/Lecon...

[8] Voir le chapitre 13.

[9] Dans René, mais aussi Atala et Les Natchez.

[10] Surnom de l’un des personnages. Un adelantado (littéralement ’avancé’ en français) était un fonctionnaire de la Couronne de Castille qui, au Moyen Âge, avait un mandat judiciaire et gouvernemental sur une circonscription. L’office d´adelantado a été réactivé et transformé lors de la découverte et de la conquête des Amériques. Le roi d’Espagne accordait alors, de manière viagère ou en propriété, à une personne le titre d’adelantado des terres qu’il pourrait découvrir, conquérir et peupler aux Indes.

[11] Alejo Carpentier : Le Partage des eaux, Paris, Gallimard, 1999, p. 170

[12] A.M. Boyer, Julien Gracq, paysages et mémoire, Nantes, éd. Cécile Defaut, 2005, p. 276

[13] Kenzaburo Oé, M/T et l’histoire des merveilles de la forêt, Paris, Gallimard, 1989, p. 112

[14] Ch. Charrière, La Forêt d’Iscambe, Paris, éd. du Seuil, 2007, pp. 118-119

[15] M. Tournier, Célébrations, Paris, Mercure de France, 1999, pp. 13-17

[16] Fernand du Boisrouvray, La forêt au fil de l’homme, pp. 60, 64 et 66

[17] Cité par K. White dans Les pérégrinations géopoétiques de Humboldt, site de l’Institut international de géopoétique, URL : http://institut-geopoetique.org/fr/...

[18] Cf. avant-propos

[19] Paul Arnould : Nouvelles forêts, vieilles forêt, forêts de l’entre-deux (19e et 20e s.) : rationalité économique et fertilité symbolique, in Corvol : Les forêts d’Occident du Moyen Age à nos jours – Actes des XXIVèmes Journées Internationales d’Histoire de l’Abbaye de Flaran, septembre 2002 – Toulouse, éd. Presses Universitaires du Mirail, 2004, p. 253

[20] Jean-Pierre Husson : Vers des modèles forestiers plurifonctionnels, dans Marc Galochet : La Forêt – Ressource et patrimoine (collectif), Paris, Ellipses, p. 232. Il s’agit, souligne Galochet, d’une « très belle forêt sanctuaire et d’un support scientifique qui bénéficient désormais d’une renommée internationale ».

[21] Dans la revue La Forêt n°9, juin 1954 – repris dans Les forêts sauvages de Robert Hainard, Saint-Claude-de-Diray, éd. Hesse, 2008

[22] URL : http://www.lexpress.fr/informations/le-silence-de-la-nature_632321.html

[23] A. Berque, Les raisons du paysage, Paris, Hazan, 1995, pp. 54-55

[24] Gao Xinjiang, La Montagne de l’âme, La Tour d’Aigues, éd. de l’Aube, 1995, p. 45

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