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La structure psychologique du fascisme selon Bataille – suivi de quelques réflexions 

samedi 5 décembre 2015, par Régis Poulet (Date de rédaction antérieure : 20 novembre 2009).

D’un fascisme à l’autre, nous voici contraints d’affronter — à l’heure où se pose la survie même de notre espèce à moyen terme — des forces de violence et de folie qui ont pour but de briser l’homogénéité sociale. Fascismes de l’extérieur et de l’intérieur, historiques ou contemporains ne peuvent être expliqués par des arguments liés à des conditions économiques : « l’unité du fascisme se trouve dans sa structure psychologique propre et non dans les conditions économiques qui lui servent de base. » (G. Bataille)[le 5/12/2015]


Michel Surya a raison d’affirmer que l’on croit connaître l’œuvre de Georges Bataille. Il est vrai que certaines de ses analyses étonnent encore, tant par leur teneur que par leur précocité. Nous voudrions les présenter puis les rapporter au temps présent.

Bataille fut, comme on sait, l’un des premiers défenseurs de l’oeuvre de Nietzsche contre la falsification menée par Elisabeth Förster-Nietzsche en collusion avec les nazis. Mais après avoir mené ce combat pour Nietzsche, Bataille eut à le mener pour lui-même et dut se défendre contre les interprétations fascisantes de sa propre pensée. Michel Surya (Georges Bataille, La mort à l’œuvre, 1992) et Jacques le Rider (Nietzsche en France, 1999) ont rappelé avec force que ce combat, Bataille eut à le mener contre les Breton, Sartre ou, plus récemment, Habermas. Chacun à sa manière trouva à disqualifier l’auteur de « La structure psychologique du fascisme ».

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Mais que dit Bataille dans cet article de 1933 – paru dans La Critique sociale, revue créée par Boris Souvarine deux ans plus tôt – et considéré par lui comme un fragment d’une étude sur ce qui aurait pu s’appeler Le fascisme en France  ?

Il y entreprend une description du phénomène européen du fascisme, avec l’audace méthodologique que Michel Surya lui reconnaît, en recourant aussi bien aux outils de la sociologie et de la phénoménologie allemande qu’à ceux de la psychanalyse freudienne.

L’ homogène et l’ hétérogène

Ainsi décrit-il la psychologie de la société en commençant par la partie la plus accessible à la connaissance : sa partie homogène. Par homogénéité, Bataille entend la « commensurabilité des éléments et la conscience de cette commensurabilité » [1], qui s’exprime par la réduction des rapports humains à des règles fixes basées sur la conscience de l’identité possible de personnes et de situations définies et au chef desquelles se trouvent les sciences et les techniques. La base de la société homogène est donc l’utilité, la production dont la mesure est l’argent, par quoi l’homme ne vaut que selon sa production. Bataille précise que dans la société industrielle, ce ne sont pas les producteurs, les ouvriers, qui fondent l’homogénéité sociale mais les possesseurs des moyens de production pour qui l’ouvrier, en dehors du contexte de l’usine, est « un étranger, un homme d’une autre nature, d’une nature non réduite, non asservie » (12).

Mais l’homogénéité sociale est une forme précaire qui doit être défendue constamment contre les éléments agités qui ne profitent pas, ou pas suffisamment, de la production ou qui supportent mal les freins de l’homogénéisation. Dans la société contemporaine, l’homogénéité sociale est liée à la bourgeoisie, et l’État assure un double jeu d’autorité et d’adaptation afin de réduire à une règle les forces de désordre. Les forces hétérogènes, notamment liées, dans la démocratie, à l’essor de l’individu, restent impuissantes face aux contraintes étatiques ; en revanche, les dissociations tendancielles au sein du système productif sur lequel repose l’homogénéité de la société sont beaucoup plus dangereuses. Notamment lorsqu’une part importante de la masse des individus homogènes (c’est-à-dire réduits à des règles sociales) ne trouve plus d’intérêt à la conservation de la forme d’homogénéité existante et s’associe spontanément aux forces hétérogènes.

C’est à ce moment de son exposé que Georges Bataille précise ce qu’il entend par hétérogène :

« il s’agit d’éléments impossibles à assimiler et cette impossibilité qui touche à la base l’assimilation sociale touche en même temps l’assimilation scientifique. Ces deux sortes d’assimilations ont une seule structure : la science a pour objet de fonder l’homogénéité des phénomènes ; elle est, en un certain sens, une des fonctions éminentes de l’homogénéité. Ainsi, les éléments hétérogènes qui sont exclus par cette dernière se trouvent également exclus du champ de l’attention scientifique : par principe même, la science ne peut pas connaître d’éléments hétérogènes en tant que tels. » [2]

Aussi, lorsqu’elle en rencontre, est-elle dans l’impossibilité de donner une satisfaction fonctionnelle à ces faits irréductibles et les soumet-elle à une censure de fait. « L’exclusion des éléments hétérogènes hors du domaine homogène de la conscience rappelle ainsi d’une façon formelle, souligne Bataille, celle des éléments décrits (par la psychanalyse) comme inconscients ».

L’inconscient est ainsi un des aspects de l’hétérogène.

Le sacré peut aussi être considéré comme une forme restreinte de l’hétérogène : la chose hétérogène est supposée chargée d’une force inconnue et dangereuse qu’une « certaine prohibition sociale de contact » sépare du monde homogène ou vulgaire.

Tout résultat d’une dépense improductive fait également partie du monde hétérogène  : à savoir « tout ce que la société homogène rejette soit comme déchet, soit comme valeur supérieure transcendante »(20).

Violence, démesure, délire et folie sont aux yeux de Bataille des éléments hétérogènes qui brisent l’homogénéité sociale.

C’est que les éléments hétérogènes et homogènes ne sont pas du même ordre puisque la réalité hétérogène est celle de la force ou du choc alors que la réalité homogène se présente « avec l’aspect abstrait et neutre des objets strictement définis et identifiés ». Bataille résume cette opposition : « l’existence hétérogène peut être représentée par rapport à la vie courante (quotidienne) comme tout autre, comme incommensurable, en chargeant ces mots de la valeur positive qu’ils ont dans l’expérience vécue affective. » (22)

Le fascisme comme forme hétérogène

Avec l’honnêteté et l’audace qu’on lui connaît, Georges Bataille formule, en 1933, l’appartenance des meneurs fascistes à l’hétérogène par le fait qu’en s’opposant à la platitude homogène des politiciens démocrates, ils apparaissent tout autres et possèdent une force analogue, affirme-t-il en s’appuyant sur Freud, à celle qui s’exerce dans l’hypnose. En concentrant (c’est l’étymologie même de ‘fascisme’, ‘faisceau’) les forces en une seule personne, le fascisme se désigne, au sein du domaine hétérogène, comme un pouvoir dirigé contre les hommes et leurs besoins naturels immédiats. Comme pendant à cette hétérogénéité, Bataille articule l’hétérogénéité des couches sociales les plus basses (modèle : les Intouchables de l’Inde) dont le malheur suscite la répulsion.

Alors que les meneurs fascistes sont considérés comme des personnes sacrées, la misère ne fait pas l’objet d’un culte. Aussi trouve-t-on dans cette hétérogénéité sociale fasciste la dualité entre classes pures (formes élevées, impératives et supérieures) et impures (misérables et inférieures) que Bataille emprunte à l’anthropologie sociale. Il prend bien soin de préciser que « de toute évidence, l’emploi des mots supérieur, noble, élevé, n’implique pas un acquiescement » et que « ces qualificatifs ne peuvent désigner ici que l’appartenance à une catégorie historiquement définie comme supérieure, noble ou élevée  » (27) – avant de poursuivre en définissant la supériorité (ou ‘souveraineté impérative’) comme « l’ensemble des aspects frappants propres aux différentes situations humaines dans lesquelles il est possible de dominer et même d’opprimer ses semblables » [3]. Il est dans la nature de la société que chaque tendance soit représentée par une instance distincte : hétérogénéité du maître et de l’esclave sont liées, mais la société homogène rejette systématiquement les formes misérables, alors qu’elle compose avec les formes élevées : c’est le cas du pouvoir royal historique, qui ne peut subsister à l’état libre. Aussi la « formation homogène voisine de l’instance royale, l’État, emprunte à cette instance son caractère impératif » parce que l’union, principe tendanciel de l’homogénéité, est « incapable de trouver en soi-même un motif d’exiger et d’imposer son existence » (32).

Le caractère composite du pouvoir royal ne se manifeste pas seulement dans l’association de la forme impérative et destructive envers l’existence misérable et la réduction homogène à une mesure commune – l’instance impérative porte en elle « une réduction à l’unité sous la forme d’un être humain excluant la possibilité même d’un semblable, en d’autres termes comme une forme radicale de l’exclusion exigeant une avidité » (35). Et c’est en recourant à Psychologie collective et analyse du ‘moi’ de Freud que Bataille poursuit son explication du fascisme puisque, comme le Viennois, il explique ensuite que les pouvoirs militaire et religieux sont constitutifs de la forme impérative, c’est-à-dire, à ce moment de son exposé, du pouvoir royal.

Après avoir rappelé que l’incorporation d’êtres humains dans une armée les nie au bénéfice exclusif d’une forme de souveraineté, de gloire, incarnée par le chef, Bataille souligne que « le pouvoir du chef d’armée n’a immédiatement pour résultat qu’une homogénéité interne indépendante de l’homogénéité sociale, alors que le pouvoir royal spécifique n’existe qu’en rapport avec la société homogène. L’intégration du pouvoir militaire dans un pouvoir social suppose donc un changement de structure : elle suppose l’acquisition des modalités propres du pouvoir royal, en relation avec l’administration de l’État » (41).

Mais il est rare que la détention du pouvoir militaire ait suffi à fonder un pouvoir, parce que la religion est la source, souvent héréditaire, de l’autorité sociale, par l’entremise d’un roi émanant de la nature divine. Or la première caractéristique du pouvoir fasciste est sa fondation religieuse et militaire, il se présente d’emblée comme une concentration achevée qui le place dans une opposition fondamentale avec le socialisme, parce qu’il se présente comme une réunion des classes. C’est aussi ce qui le distingue profondément de la société royale classique puisque le fascisme entretient des rapports étroits avec les classes misérables. Mais la réunion fasciste est « réunion accomplie des éléments hétérogènes avec les éléments homogènes, de la souveraineté proprement dite avec l’État » (49). Alors que l’Italie fasciste de Mussolini a confondu l’État et la forme souveraine de la valeur, Bataille assure que l’exemple de l’Allemagne nazie prouve que cette confusion n’est pas nécessaire à une théorie du fascisme : « l’idée mystique de la race s’est affirmée immédiatement comme la fin impérative de la nouvelle société fasciste ; en même temps elle apparaissait incarnée en la personne du Führer et des siens » (51).

Conditions fondamentales du fascisme

La première condition que Bataille énonce est la suivante :

« l’ensemble des processus hétérogènes ainsi décrits ne peut être mis en jeu que si l’homogénéité fondamentale de la société (l’appareil de production) est dissociée par ses contradictions internes. De plus, il est possible de dire que le développement des forces hétérogènes, bien qu’il se produise en principe de la façon la plus aveugle, prend nécessairement le sens d’une solution du problème posé par les contradictions de l’homogénéité. Les forces hétérogènes développées, après s’être emparées du pouvoir, disposent des moyens de coercition nécessaires pour arbitrer les différends survenus entre des éléments auparavant inconciliables. » [4]

La conséquence première en est le renforcement de l’homogénéité existante, c’est-à-dire de l’intérêt des capitalistes. Mais bien vite, le recours à l’hétérogénéité fasciste bouleverse le capitalisme fondé sur l’homogénéisation spontanée de la production basée sur la concurrence, quand, désormais, l’intérêt des entreprises particulières entre en opposition avec d’autres intérêts. Ce qui fait dire à Bataille que « l’unité du fascisme se trouve dans sa structure psychologique propre et non dans les conditions économiques qui lui servent de base » (54). Et cette structure varie selon le type de société : monarchique ou démocratique.

Attardons-nous sur ce dernier cas.

En démocratie, l’instance impérative hétérogène, soit la nation en république, soit le roi dans les monarchies constitutionnelles (qui ne sont pas de véritables monarchies) n’a qu’une existence atrophiée. Aussi, « lorsque la société homogène subit une désintégration critique, les éléments dissociés n’entrent plus nécessairement dans l’orbite de l’attraction subversive » (c’est-à-dire qui souhaitent placer en haut ce qui est en bas, comme lors d’une révolte au sein d’un système monarchique) «  : il se forme en outre, au sommet, une attraction impérative qui ne voue plus ceux qui la subissent à l’immobilité. » (57) Dans une société en voie de dissociation, et où sont intervenues concuremment deux révolutions hostiles entre elles et hostiles à l’ordre établi, les classes inférieures ont subi l’attraction d’une organisation de type militaire les entraînant dans l’orbe de la souveraineté, au détriment de la subversion socialiste. Ainsi, plus la dissociation progresse, moins la possibilité d’une révolution ouvrière libératrice de la société s’affirme. Bataille est assez pessimiste sur les chances de réussite d’une révolution dans une démocratie, surtout si le souvenir des luttes contre les pouvoirs royaux s’est estompé et ne réussit pas à orienter les réactions hétérogènes dans un sens contraire aux formes impératives. Il suggère cependant d’ « envisager, tout au moins comme représentation encore imprécise, des forces d’attraction différentes de celles qui sont déjà utilisées, aussi différentes du communisme actuel ou même passé que le fascisme l’est des revendications dynastiques », et propose de tirer du fait du fascisme la possibilité latente « d’un recours opportun à des forces affectives renouvelées » susceptibles de « poursuivre l’émancipation des vies humaines » (60).

Issue


La postface de Michel Surya à cet étonnant article de Georges Bataille est particulièrement intéressante pour resituer la survenue de telles réflexions tant dans l’œuvre que dans l’époque. En pointant les tergiversations de Bataille sur tel ou tel point, Surya fait d’autant mieux ressortir la force et l’originalité de son analyse. Notamment parce qu’il a énoncé, en 1933, la notion de dissocié racial quand l’analyse marxiste ne considère alors que le dissocié social. Ce texte est d’autant plus intéressant que Bataille s’est beaucoup plus consacré à l’hétérogène qu’à l’homogène dans son œuvre, et qu’il commence en effet par ce dernier.

Il n’est que de considérer notre monde en ce début de XXIe siècle pour voir la dissociation progresser de toutes parts en lien avec, d’une part, la crise du système de production (c’est-à-dire de l’homogénéisation sociale), et d’autre part, la crise environnementale. Cette dernière touche non seulement à l’homogène social mais aussi, et surtout, à l’hétérogène. Sous l’effet des forces de dissociation (bulle spéculative, chômage, famine, etc.), on assiste à une expansion de forces hétérogènes qui brisent l’homogénéité sociale à tous les niveaux (local, national et mondial) par la perte des solidarités autres que de forme impérative et destructive (la gloire à travers l’idole, le nationalisme, le racisme). La montée des fascismes semble bien réelle : dans une société homogène dont l’utilité, la production et l’argent sont la mesure, l’homme est aliéné et ne vaut que comme marchandise : c’est par exemple le reproche principal fait à la construction européenne ; cette société homogène est « incapable de trouver en soi-même un motif d’exiger et d’imposer son existence », si bien que la dissociation progresse. Mais trouve-t-on une ébauche de subversion de type révolutionnaire, de révolution ouvrière ? Rien de tel, car encore une fois, et Bataille l’avait bien vu, les forces dissociées (bourgeois, petits-bourgeois que sont les petits porteurs, etc.) collaborent à la concentration des forces militaire et religieuse dans un même pouvoir.

Selon le type de société fascisante dont on parle, le pouvoir est soit incarné par un chef qui, en plus d’être le chef des armées est le lieutenant (tenant lieu) d’un dieu ; soit incarné par un homme qui, au plan ‘religieux’, concentre la maîtrise du symbolique dans ses mains (empire sur les médias) et est aussi chef des armées et/ou chevalier d’industrie. Les forces hétérogènes des fascismes sont très actives et se révèlent ouvertement par l’exclusion des classes jugées impures : les réfugiés, les étrangers, ceux qui ne sont pas même comptés dans les statistiques de l’emploi et à propos desquels Bataille écrit que « la violence sans espoir des réactions prend immédiatement la forme d’un défi à la raison » (25), mais aussi les mécréants.

A la manifestation des forces hétérogènes dans le champ politique sous la forme fasciste, c’est-à-dire au constat de l’insuffisance de l’homogène pour l’homme, donc de la nécessité de l’incommensurable, de l’hétérogène, nous pourrions envisager d’associer les forces affectives (hétérogènes) aux forces de cohésion (homogènes) à une échelle qui serait à la fois locale et universelle et qui subvertirait notamment l’approche biocentriste de la crise environnementale. En nous laissant guider par le mot de Nietzsche : « Mes frères, restez fidèles à la terre, avec toute la puissance de votre vertu ! Que votre amour qui donne et votre connaissance servent le sens de la terre. Je vous en prie et vous en conjure. » [5] En une sorte d’internationale ‘verte’ (à ne pas confondre avec l’écologisme) qui allierait le commensurable de la Terre en ses problèmes écologiques (vision scientifique et technique propice à l’homogénéisation) et l’incommensurable de l’existence affective et effective du corps de la Terre (présence du sacré, de l’improductif et du démesuré, donc de l’hétérogène), – et à condition d’« orienter les réactions hétérogènes dans un sens contraire aux formes impératives » – il devrait être possible de subvertir les modes de pensée et d’existence au profit de l’émancipation des vies humaines et non-humaines (tout autres).

P.-S.

le logo est une œuvre d’Adolfo Bimer.

Notes

[1] Georges Bataille, La Structure psychologique du fascisme, Éditions Lignes, octobre 2009, p. 9. A l’instar de Bataille, nous mettons en italiques les termes liés à l’homogène et à l’hétérogène lorsque ceux-ci sont employés dans le sens particulier que l’auteur leur donne.

[2] Ibid., p. 16.

[3] A cet égard, on ne peut manquer de souligner la convergence entre Bataille et Musil, notamment, pour ce qui concerne ces derniers aspects, avec Les Désarrois de l’élève Törless (1906) mais aussi, de façon plus large, la convergence entre la réflexion de Bataille sur le fascisme, l’homogène et l’hétérogène et l’œuvre de Musil Der Mann ohne Eigenschaften (littéralement « L’Homme sans caractères particuliers ») publiée entre 1930 et 1933.

[4] Ibid., p. 52-53.

[5] Friedrich Nietzsche : Ainsi parlait Zarathoustra in Œuvres (Paris : ‘Bouquins’, Robert Laffont, 1993), tome II ; I, § 2, p. 342.

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