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Mémoire sur le basculement des démocraties vers la dictature au début du XXIe siècle 

mardi 14 août 2012, par Raymond Caroubier (Date de rédaction antérieure : 4 mai 2006).

Afin de comprendre les événements historiques à la charnière des vingtième et vingt-et-unième siècles dont nous redécouvrons depuis quelques décennies seulement la nature, j’ai suivi l’enseignement de mon maître, le chef de file des pléistoriens : B. Bubo. En me tournant ainsi du côté de la littérature, j’ai croisé un roman dont le titre, 1984, correspondait à ma période de recherche. En fait, c’était un roman d’anticipation que son auteur, George Orwell, avait écrit en 1948. Pour autant, j’ai été bien inspiré puisque la lecture s’en révéla passionnante et m’a fourni le point de départ formel pour ce mémoire.

La liberté c’est l’esclavage

Ce slogan imaginé par l’écrivain britannique pour le Parti totalitaire dont son roman montre le mécanisme et la victoire sur le héros, fait référence au stalinisme et aux divers fascismes de la première moitié du XXe siècle. Néanmoins, un demi-siècle plus tard et mutatis mutandis, ce paradoxe était tout aussi vrai.

Il faut bien voir que, contrairement à l’exemple canonique de la chute de Rome, paradigme de toute décadence depuis Edward Gibbon et Montesquieu ; et contrairement à la même idéologie décadentiste remise à la mode par Oswald Spengler puis Arnold Toynbee, les démocraties occidentales n’entrèrent pas en déclin à la fin du XXe siècle. Il semble acquis depuis l’étude de Vithaya Kalimbong intitulée : Réseaux impériaux et convergences macro-économiques : un truisme entre 1950 et 2020 [1], que les démocraties renées après la Seconde guerre mondiale furent mises en coupe réglée avant même les accords de Bretton Woods. Le basculement qui intervint, comme on sait, dans la décennie 2010, était préparé depuis fort longtemps. Il ne tint qu’à la duplicité ou au cynisme des dirigeants occidentaux d’envoyer à leurs peuples des leurres de vitalité démocratique jusque dans les années 2000.

Selon un recensement des Annales de pléistoire (XIX, 2, fall 2099, pp. 35-48), une des lectures dont l’atypicité [2] est la plus révélatrice dans les cursus de MBA et de hauts fonctionnaires de l’époque est un extrait des Frères Karamasov de Fédor Dostoievski intitulé « La légende du Grand inquisiteur ». Il s’agit d’un récit selon lequel les peuples préfèrent celui qui les tourmente mais leur épargne le poids d’une liberté de penser et de vivre qu’ils seraient incapables d’assumer, à celui qui vient leur offrir la liberté et la responsabilité.

Voici quelques passages parmi les plus commentés :

« ...jamais les hommes ne se sont crus aussi libres qu’à présent, et pourtant, leur liberté, ils l’ont humblement déposée à nos pieds. » [ceux de l’Inquisition].

« Sans nous, ils seront toujours affamés. Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : ‘’ Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous.’’ Ils comprendront enfin que la liberté est inconciliable avec le pain de la terre à discrétion, parce que jamais ils ne sauront le répartir entre eux ! Ils se convaincront aussi de leur impuissance à se faire libres, étant faibles, dépravés, nus et révoltés. [...] Ils s’étonneront et nous croiront des dieux pour avoir consenti, en nous mettant à leur tête, à assurer la liberté qui les effrayait et à régner sur eux, tellement à la fin ils auront peur d’être libres. »

« Il n’y a pas, je te le répète, de souci plus cuisant pour l’homme que de trouver au plus tôt un être à qui déléguer ce don de la liberté que le malheureux apporte en naissant. Mais pour disposer de la liberté des hommes, il faut leur donner la paix de la conscience. »

« Nous rendrons tous les hommes heureux, les révoltes et les massacres inséparables de ta liberté cesseront. Oh ! nous les persuaderons qu’ils ne seront vraiment libres qu’en abdiquant leur liberté en notre faveur. Eh bien, dirons-nous la vérité ou mentirons-nous ? Ils se convaincront eux-mêmes que nous disons vrai, car ils se rappelleront dans quelle servitude, dans quel trouble les avait plongés ta liberté. L’indépendance, la libre pensée, la science les auront égarés dans un tel labyrinthe, mis en présence de tels prodiges, de telles énigmes, que les uns, rebelles furieux, se détruiront eux-mêmes, les autres, rebelles, mais faibles, foule lâche et misérable, se traîneront à nos pieds en criant : ‘’Oui, vous aviez raison, vous seuls possédiez son secret et nous revenons à vous ; sauvez-nous de nous-mêmes !’’ (...) Ils comprendront la valeur de la soumission définitive. Et tant que les hommes ne l’auront pas comprise, ils seront malheureux. » [3]

Il s’agissait, à la façon du Grand inquisiteur, de rassurer les futurs dirigeants quant à leurs décisions et aux conséquences en découlant. Voilà qui augmentait singulièrement leur orgueil d’avoir mieux compris que la masse où résidait son bonheur ; leur vanité de se savoir à leur tête s’accroissait d’autant. D’un autre côté, en se glissant dans ce rôle, ils abdiquaient eux-mêmes leur libre arbitre et se déchargeaient de toute responsabilité. Le contenu chrétien du texte de Dostoievski répondait à la mentalité des classes dirigeantes encore très empreinte des schémas de pensée judéo-chrétiens. Le concept de liberté majoritairement opposé au déterminisme quasi scientiste de l’époque [4] restait marqué du sceau du péché tel que le livre des monothéistes l’avait instauré plusieurs millénaires auparavant [5].

Le rôle de la « Légende du grand Inquisiteur » était de régler son compte au concept de « Servitude volontaire » développé par Etienne de la Boétie auparavant et de déconsidérer toute révolte, même dans des pays de révolution comme l’Angleterre, la France et les Etats-Unis d’Amérique. Par un procédé que George Orwell avait fort bien analysé, on dévoya le sens des mots. Ainsi, preuve en fut donnée dès la fin du XXe siècle, le libéralisme économique s’apparenta très vite à de l’esclavage : la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, les droits civiques, tout devint otage puis esclave d’un capitalisme aux mains d’une oligarchie ploutocratique. La prospérité des états occidentaux s’appuyait sur la traite d’un ‘tiers monde’ représentant plutôt les deux tiers, voire les trois quarts de la population mondiale d’avant la Grande pandémie de 2018, ainsi que sur l’exploitation de leurs propres populations dont la survie était malignement liée à l’exploitation des peuples du reste du globe.

La société hiérarchisée ainsi légitimée par le haut ne pouvait être pérenne que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.

L’ignorance c’est la force

Quoique le terme de prolétaire ait été banni du vocabulaire politique dans les années 1990 à 2020 sous l’influence du libéralisme que la notion dérangeait, dans les faits il existait un prolétariat intérieur (les citoyens occidentaux) et un prolétariat extérieur (le reste du monde). L’un et l’autre étaient plus ou moins corvéables à merci en raison de la dégradation constante des droits du travail sous couvert de sécurisation économique et de nécessité marchande. Ecrit au début (1948) de la période et s’attaquant à un modèle de planification économique de type stalinien, le roman d’Orwell illustre pourtant très bien la situation des prolétaires considérés au sens large :

« Aussi longtemps qu’ils continueraient à travailler et à engendrer, leurs autres activités seraient sans importance. Laissés à eux-mêmes, comme le bétail lâché dans les plaines de l’Argentine [6], ils étaient revenus à un style de vie qui leur paraissait naturel, selon une sorte de canon ancestral. Ils naissaient, ils poussaient dans la rue, ils allaient au travail à partir de douze ans [7]. Ils traversaient une brève période de beauté florissante et de désir, ils se mariaient à vingt ans, étaient en pleine maturité à trente et mouraient, pour la plupart, à soixante ans. Le travail physique épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entre voisins, les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n’était pas difficile. [...]

Il n’était pas désirable que les prolétaires puissent avoir des sentiments politiques profonds. Tout ce qu’on leur demandait, c’était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu’il était nécessaire de leur faire accepter plus d’heures de travail ou des rations plus réduites. Ainsi, même quand ils se fâchaient, comme ils le faisaient parfois, leur mécontentement ne menait nulle part car il n’était pas soutenu par des idées générales. Ils ne pouvaient le concentrer que sur des griefs personnels et sans importance. Les maux les plus grands échappaient invariablement à leur attention. » [8]

Entretenir cet esclavariat (selon le mot de Alejandro Tola) dans sa « bienheureuse misère matérielle, intellectuelle et morale » [9] était l’occupation d’une partie de l’industrie dite de divertissement : spectacles sportifs de masse, cinéma, reality show, etc. dont les acteurs entraient pour une bonne part dans le maintien de l’ordre. En canalisant les velléites de révolte dans un patriotisme sportif allant du chauvinisme local à un fairplay olympique moribond (derniers jeux olympiques modernes : Gatestown, 2020), le tout associé à un système de loterie dont le chiffre d’affaire, en 2015, dépassait le budget européen - les « caporals de la néoféodalité » (Tola) furent des rouages efficaces des dictatures qui suivraient.

Une des principales caractéristiques du système « librecarcéral » [10] fut son activité constante sur le front du savoir. Une synergie entre monothéismes et industries de la sapience permit de discréditer au sens propre (supprimer le financement) et au sens figuré (dévaluer) la culture et l’érudition. Après un premier échec dans les années 2000 pour faire entrer l’éducation au sein du secteur marchand [11], l’exécutif européen parvint, à l’occasion du sommet exceptionnel de l’OMC à Toronto (2014), à ouvrir le système éducatif au mécénat privé et confessionnel. Dans le même temps, une offensive concertée des monothéismes eut lieu la même année à Jérusalem contre les théories biologiques et psychanalytiques, lesquelles furent mises à l’index. L’acte précurseur en la matière avait été l’interdiction en 2013, aux Etats-Unis d’Amérique, de l’enseignement de la théorie de l’évolution. Un surcroît d’activité médiatique à l’échelle planétaire autour des points communs du christianisme et de l’islam en matière ‘scientifique’ (campagnes publicitaires, synodes œcuméniques, fictions télévisées et films produits par la Secte du Seul Vrai Dieu [12]) porta un coup terrible à la recherche scientifique. A cet égard, la situation de clandestinité à laquelle la recherche médicale fut contrainte dès 2013 favorisa la pandémie de 2018.

L’appauvrissement des diverses langues afin de réduire les possibilités de penser permit bientôt la création d’une langue artificielle nommée « Nar », que l’on a justement qualifiée depuis de « despéranto » [13]. Avant le tournant du siècle et la célébration quasi simultanée et paradoxale de la fin de l’Histoire et du Millenium (trade mark), Gilles Châtelet avait dénoncé, dans Vivre et penser comme des porcs (1998), la vaste entreprise de décérébration mise en œuvre par la « démocratie-marché ». Discours de Cassandre puisque le phénomène ne fit que s’amplifier et qu’après la ‘culture de masse’, les plus virulentes attaques ciblèrent les milieux universitaires. Les cursus durent servir d’antichambre aux entreprises et abandonner (« Il faut regarder la réalité en face ») leurs invraisemblables prétentions à l’excellence, à la culture et à l’érudition. La médiatisation, par les groupes monopolistiques, de quelques figures d’intellectuels « triées sur le mollet » [14] contribua à museler les philosophes et les écrivains, ce d’autant plus que des procès en diffamation se multiplièrent contre eux avec l’aval des gouvernants.

Il faut enfin signaler combien notre discipline fut malmenée. En effet, dans le monde du ‘tout-communicant’ (G. Châtelet), seules comptaient les nouvelles ‘fraîches’ et l’actualité du jour chassait celle de la veille, sans que cette dernière ne s’accumule sur celle de l’avant-veille : l’instantanéité demandait l’oubli. Un autodafé renouvelé quotidiennement. Pas d’Histoire possible dans ces conditions. Ce qui restait, au début du XXIe siècle, de conscience historique, en dépit (ou à cause selon certains) de la manie de célébrer sans arrêt tel ou tel événement - fut ébranlé puis dissipé. Ainsi avait-on vu de plus en plus fréquemment le négationisme avoir droit de cité, encouragé, il faut le rappeler, par la tendance de nombreux hommes d’état à nier l’évidence, même devant leurs juges [15]. Les génocides furent contestés ; les crimes contre l’humanité, selon l’appellation de feue l’ONU, requalifiés ; l’impérialisme et le colonialisme valorisés : toutes pratiques remises en application lors de ce demi-siècle entre le premier choc pétrolier et la Pandémie de 2018. Du coup, l’histoire n’avait rien de mieux à offrir que le présent. Elle fut remplacée par l’interactive reality [16].

La guerre c’est la paix

Un des concepts les plus en phase avec la ‘réalité interactive’, élevée au rang de pratique sociale, fut la surveillance généralisée : le développement de la biométrie permit de suivre les citoyens presque où qu’ils aillent, repérables qu’ils étaient grâce aux caméras installées dans tous les lieux publics et de nombreux lieux privés (par peur des agressions), grâce aux communications satellitaires, grâce aux satellites eux-mêmes et aux drones. La culture de la surveillance se développa tous azimuts. Après la mise au pas des collèges et lycées par l’implantation de commissariats, l’incitation à la délation entre élèves et le repérage des futurs délinquants et déviants dès l’école maternelle, le reste fut facile à faire accepter.

L’hystérisation constante des foules entretenue par les médias et les sports de masse créait une frustration aisément orientée vers un ennemi désigné et changeant. Le summum intervenait lors de grand-messes sportives. Un système de loterie permettait l’accès aux matchs et à la consommation de boissons alcoolisées. Dans le même temps, les médias redoublaient de messages fortement érotisés et associés à l’événement. La frustration engendrée par l’impossibilité d’assister aux spectacles ou par la défaite était canalisée de la façon suivante : des milliers, parfois des dizaines de milliers de baraquements étaient installés aux alentours des lieux où se déroulaient ces jeux. La prostitution qui s’y donnait cours (vaste système de loterie encore) offrait aux consommateurs des prisonniers de droit commun et des étrangers qu’on avait mis en situation irrégulière pour l’occasion. Chaque pays traitait son prolétariat de la même façon, et les rois du stade n’étaient pas les derniers à montrer l’exemple. Les nouvelles des conflits armés par lesquels le complexe militaro-industriel s’autolégitimait insistaient sur l’inhumanité et les tortures que l’ennemi faisait subir aux braves soldats. Le journalisme d’investigation ayant disparu, il était impossible de prendre conscience (les citoyens l’eussent-ils voulu) de la mise en scène pratiquée sur ordre de l’état major [17]. Les soldats se travestissaient en ennemis, et vice versa, pour donner libre cours à leur barbarie. Les meilleures prises de vue étaient primées. Les meilleures prises de guerre étaient envoyées au pays et finissaient, en vertu de la Loi de réparation [18], victimes de supporters avinés auxquels elles étaient réservées.

L’objet de ces guerres menées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur était de maintenir intacte la structure de la société, comme Orwell l’avait pressenti [19]. Le gouvernement par la peur, timidement testé en son temps (mais avec efficacité) par l’administration états-unienne Bush (2000-2008), généra une hystérie guerrière telle que le bellicisme reste pour nos contemporains la caractéristique principale du XXIe siècle. La guerre de tous contre tous (Bellum omnium contra omnes) menée à une aussi grande échelle et sur une aussi longue période au profit d’un groupe tellement restreint qu’il ne remplirait pas un de ces petits stades de l’ancien temps, reste unique dans l’Histoire.

Puisse cet hapax signifier aussi que les cataclysmes qui nous séparent de cette époque qui n’est pas si lointaine ne se renouvelleront pas.

R.C., le 10/4/2106

P.-S.

La version abrégée du mémoire de R. Caroubier que nous donnons ici est une ébauche de son magistral ouvrage, qui paraîtrait cinq ans plus tard : L’enfer de la démocratie librecarcérale (2111).

Première publication : 4 mai 2006.

Notes

[1] Vithaya Kalimbong, Malacca, Argon éditeur, 2103, 422 pages.

[2] Calculée par l’algorithme de Nipar.

[3] Fédor Dostoievski, Les frères Karamasov, Deuxième partie, livre V, chap. V.

[4] Qui se souvient maintenant des excès des ultra-darwiniens du XXe siècle qui profitèrent du libéralisme économique pour expliquer (eugénisme revisité) que les systèmes de sécurité sociale entravaient la saine sélection naturelle ? Pourtant leur idéologie collabora au renforcement des inégalités sociales, fertile terreau de la dictature.

[5] Si l’homme a un libre arbitre donné par un dieu, il est responsable de tous ses actes, et donc pécheur, et donc punissable ou repentant : dès lors le libre arbitre demande le recours suprême à un dieu. C’est une cage théologique.

[6] A cette époque, la pampa argentine n’avait pas encore été ravagée par les Trois Fléaux (pour mémoire : 2011-2012 ; 2015 ; 2021) et déclarée insalubre.

[7] Voir Okoé M’Tébé, Children at Work in Europa : the slavery strikes back (2010-2020), Owendo, Chailu ed., 2075, 210 p.

[8] George Orwell, 1984, Paris, Folio, 2005, pp. 99-100 ; jamais réédité depuis.

[9] Alejandro Tola, Un economicida : el gobierno por la pobreza, Tenochtitlan, Quetzal editor, 2078, p. 22.

[10] Article « Bonétat » du Dictionnaire critique nar-français, 3e éd., Papeete, Francofonéditions, 2093, p. 6.

[11] AGCS : Accord Général sur le Commerce et les Services.

[12] Secte qualifiée alors de ‘mouvement charismatique pour la vraie paix entre croyants’ et dirigée par un triumvirat rotatif où juifs, chrétiens et musulmans se partageaient la manne.

[13] Emmanuelle Lurdat, Le servage par le langage, 1ere partie « Le ‘nar’ : un cas d’école », Kourou, Tupipress, 2077. L’expression ‘despéranto’ est employée par l’auteur pour la première fois dans le Bulletin des études sectaires, 2073, VII , 3, p. 15,

[14] Expression aujourd’hui désuète relative à la nécessité, pour ces ‘intellectuels’ autoproclamés, d’accourir à l’appel de leur maître et d’échapper à leurs détracteurs.

[15] Cf. Warren Crawford, Lie as you buy - Governing in the late XXth and early XXIth, Dacca, Noo Ed., 2072, 350 pages ; surtout les chapitres consacrés à la France, à l’Italie et aux Etats-Unis d’Amérique.

[16] Pour ceux qui seraient un peu surpris par la profondeur d’un tel concept, nous signalons que son inventeur écrivit un ouvrage de 112 pages pour ‘expliquer’ ce qu’il entendait par là (Tom Tuttle, La réalité interactive : être, voir et interagir ou comment j’ai inventé l’avenir de la culture, London et Paris, 2010).

[17] De nombreuses études ont mis cela en évidence depuis. Citons, pour leur impartialité : Meriem Gibran, Les esclaves sexuels des armées d’occupation, Addis Abeba, Lebes Ed., 2075 et Raùl Gutierez, Análisis de trece casos de désinhibition en el momento de la guerra en el Cáucaso, Caracas, El mismo ed., 2090.

[18] Version civile de la loi du talion qui permettait de faire subir, sans autre forme de procès, à quelque ennemi désigné à la vindicte policière, les actes dont on l’accusait. Instaurée en 2019 en Grande Franquie, elle fut adoptée par tous les gouvernements occidentaux dans l’année qui suivit.

[19] George Orwell, op. cit., p. 26.

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