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Palestine 2014 / Un lendemain de liberté 

samedi 13 septembre 2014, par Ziad Medoukh

« Au plus profond de mon cœur,
Moi, le palestinien enfermé
Je forme des vœux légitimes et humains
Exprimés par ma plume,
Avec mes mots fougueux
Écrits sur une page ensanglée que la nuit enveloppe,
Moi qui pourfends l’occupant de ma poésie pacifiste
Produite en pleine guerre de ma prison à ciel ouvert ! »

À l’école de Gaza (août-septembre 2014) éditorial et sommaire des articles liés ⇐


UN LENDEMAIN DE LIBERTÉ


Une guerre atroce se répète sur notre terre !
Un génocide sous plusieurs noms,
Des bombes qui ravagent,
Massacres innommables et désastre total,
Horreurs insupportables et outrages israéliens,
Risque permanent et mort sans répit,
Injustice, usurpation et colère,
Souffrance et réalité meurtrière,
Humiliation au quotidien,
Drame humanitaire sans équivoque,
Désespérance et larmes de sang,
Immonde cauchemar,
Un enfer brûlant, un univers infâme
Et la peur aux tripes !

De terribles plaies vives infligées à la Palestine
Par un oppresseur impuni qui assassine la paix avec sa haine,
Par un ennemi du soleil et de la justice
Encouragé par le silence assourdissant du monde officiel.
Face à un usurpateur arrogant,
La vitalité et la résistance merveilleuse d’une population déterminée
Soutenue par des solidaires qui pleurent leur rage
Mais, pour quand la liberté ?
A quand la solution finale ?
S’interroge l’enfant palestinien innocent
A côté des ruines de sa terre fertile d’amour
Et qui subit la machine de guerre israélienne
Imposée par des criminels sans cœur ni pitié !

Au plus profond de mon cœur,
Moi, le palestinien enfermé
Je forme des vœux légitimes et humains
Exprimés par ma plume,
Avec mes mots fougueux
Écrits sur une page ensanglée que la nuit enveloppe,
Moi qui pourfends l’occupant de ma poésie pacifiste
Produite en pleine guerre de ma prison à ciel ouvert !

Quand la nuit doucement étend son voile sombre
Sur le chemin moussu peint de lumière et d’ombre
Apparaît une étoile, carrée du ciel bleuté.
Quand le sang nourrit la feuille de l’olivier de Palestine
Quand s’élèvent nos esprits sous un même étendard
Espoir d’une nouvelle vie, florissante et sincère
Et quand le jour ressuscite en une aube différente
Je lance mon appel à la fraternité, à la justice et à la paix !
Un cri légitime de l’âme et du cœur
Pour un lendemain éblouissant où vient mourir la peur,
Un lendemain beau comme la beauté du ciel palestinien.

Il est temps d’apaiser le chagrin d’une mère palestinienne endeuillée
Et de révoquer l’âpreté des douleurs d’un peuple !
Il est temps de le sauver du camp de la mort !
Il est temps que chaque parent puisse voir grandir ses enfants dans la joie et la sérénité !
Il est temps que nos enfants trouvent sans peur la tendresse de leurs mères !
Il est temps de détruire le mur de la honte avec
La glaise de l’amour, de la tolérance fière des hommes sincères !
Il est temps que nos arbres qui meurent debout, grandissent sans arrachement !
Il est temps que l’odeur de la liberté noie celle du sang !
Il est temps d’en finir avec le nuage d’horreur qui planait sur la Palestine !
Il est temps que nous grimpions sur un arc-en-ciel de liberté et d’espoir
Et que la flamme de cet espoir scintille de beauté !
Il est temps que notre peuple digne retrouve sa liberté,
Un peuple déjà libre par le cœur et par l’esprit.

Ziad Medoukh
(poème envoyé sur sa page Facebook le 12-9-2014)
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