La Revue des Ressources
Accueil du site > Champ critique > Les Editos de la revue > Palestine #teach_life / Editorial : À l’école de Gaza (août-septembre (...)

Palestine #teach_life / Editorial : À l’école de Gaza (août-septembre 2014) 

« We teach life, Sir ! »

vendredi 12 septembre 2014, par Louise Desrenards (Date de rédaction antérieure : 10 août 2014).

Vers le sommaire
Vers l’épilogue


ÉDITORIAL : À L’ÉCOLE DE GAZA

En mai 2013 Eugenio Amato, professeur en langue et en littérature grecques à l’Université de Nantes et membre de l’Institut Universitaire de France, organisait au Collège de France un colloque international sur L’école de Gaza. Sous ce terme, que l’organisateur modère en exprimant qu’il ne s’agit pas d’une pensée ni d’une discipline uniques mais au contraire diverses, on a coutume de désigner la singularité locale à la fois érudite, poétique, et la controverse ou les écrits profanes par des rhéteurs grecs et grecs chrétiens, d’un ensemble de penseurs, philosophes, écrivains, poètes, historiens et scientifiques, s’intéressant également eux arts, dans l’antiquité tardive depuis le IVe siècle jusqu’à l’invasion arabe au VIIe siècle, tous natifs ou situés à Gaza, au carrefour des empires.

Au IIIe siècle c’étaient les manichéens de Gaza [1].

Ville et région riveraine tellement anciennes qu’elles sont citées dans La Bible pour les Philistins, peuple de la mer qui s’y installa jusqu’aux rives du Jourdain, en cinq villes confédérées (préfiguration de l’unité possible de la Palestine aujourd’hui éclatée). Parmi lequel la « Gazéenne » Dalila se distingua comme une des premières héroïnes patriotiques, réussissant à les sauver de la violence destructrice de Samson. Apprenant la source de la puissance forcenée de Samson dans sa chevelure, il allait donc suffire de couper ces cheveux.

L’encens et la myrrhe des caravaniers venus de l’est, la gaze, ce voile au tissage léger du coton du Nil venu de l’ouest, utilisé jusqu’à nos jours pour panser les plaies (mais aussi en voile de grande largeur pour les moustiquaires, depuis le début du premier millénaire), sont autant d’attentions pour les sens et au corps humain venues de Gaza jusqu’à nos jours.

« Gaza est déjà entrée dans l’Histoire du Monde avant le passage des Croisés au XIIe siècle » — signant un acte de conquête par les armes qui n’avait rien à voir avec les traces des chrétiens qui avaient vécu en ces lieux, — guerriers conquérants que Saladin finira par chasser. Ainsi, de Gaza en tous temps monte la singularité des peuples qui y sont passés ou s’y sont arrêtés ou encore exprimés en une énergie arborescente créative, ou résistante, soit résistante et créative ; non pas la même souche ethnique mais multiple, d’une inspiration liée à la fois à la géographie et au hasard du mouvement des peuples et de leurs commerces entre mer et terre, et de leur capacité à vivre ensemble dans leurs différences et d’en tirer génie, entre l’Égypte la Grèce, la Mésopotamie et l’Arabie — dont ses échanges avec la Corne de l’Afrique par la Mer rouge .

Cette rive aux abords de la Palestine convoitée depuis l’Égypte antique est si originale et particulière qu’elle installe à la fois une liberté intellectuelle sensible, un lyrisme, une invention perpétuelle de sa singularité (arts et concepts) et la suite : une insoumission aux dominations prétendantes d’où elle tire une configuration de la résilience.

Une figure de l’Ouroboros — l’éternel recommencement — advenu en palindrome tétragrammatique, ce carré symbolique dont le sens n’est pas la forme mais elle le contient, car il se lit de la même façon depuis n’importe quel côté, de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite, et de droite à gauche. Ainsi, en enfermant Gaza, on a édifié son sens du recommencement dans la puissance symbolique du palindrome de l’insoumission : prenez-la sous n’importe quel point de vue, elle vous dira toujours la même chose, irréductible, à laquelle se heurte l’agresseur — que toujours Gaza finira par décoiffer. Avec ou sans les morts. Et puisque c’est devenu une topographie fatale, nous préférerions qu’elle le soit sans les morts.

En 1959, c’est à Gaza plutôt qu’ailleurs en Palestine que Che Guevara après avoir visité le Président Nasser s’arrêta (c’était encore un protectorat égyptien).

C’est au camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la Bande de Gaza, que la Guerre des pierres commença contre un poste de l’armée israélienne, en 1987. Ce fut le début de la première Intifada au déni des coups de feu pour la réprimer, qui ne connaîtra son terme qu’aux accords d’Oslo.

Et de fil en aiguille, jusqu’au choix électoral du Hamas contre le Fatah, jugé trop compromis, puis au rejet post-électoral du Fatah, après que Mahmoud Abbas ait dissout le gouvernement uni, par le Hamas : la division des familles palestiniennes entre trois territoires éclatés par la colonisation, le mur, et les check points. Après le désengagement unilatéral de la Bande de Gaza par les israéliens, en 2005, rendant possible la guerre ethnocide, elle eut lieu par vagues « incrémentales » (par impulsions) depuis 2009, renforcée par la persistance du blocus durci depuis 2007. Mise à disposition du plus grand camp de rétention du monde pour des expérimentations sociales et militaires radicales de l’apartheid.

Voici le retour incroyable de la puissance attractive de Gaza, émergence par la singularité de son insoumission qui l’a laissée exempte des accords d’Oslo contrairement à la Cisjordanie engagée par une police collaboratrice : l’unité retrouvée des trois Palestine (Cisjordanie, Jerusalem Est, Gaza) pouvant se confédérer sur la base de la réunification du Hamas et du Fatah. Cette réunification a entraîné l’union des diverses brigades d’autodéfense de Gaza constituées en force de résistance « gazéenne », et leur soutien manifesté en lutte activement solidaire dans les autres Palestine. Cette lutte est réprimée partout dans les territoires palestiniens, mais d’une façon différente. Au contraire du mode guerrier d’Israël contre le vaste camp de rétention de réfugiés qu’est devenue la Bande de Gaza sans citoyens israéliens, c’est la répression quotidienne par les forces d’occupation qui ont envahi les territoires palestiniens colonisés (et non colonisés mais en passe de le devenir) de la Rive ouest.

Tant qu’une souveraineté ne sera pas internationalement définie il semblera difficile que l’Autorité palestinienne décide de poursuivre la collaboration de ses forces de sécurité avec les forces d’occupation en Cisjordanie, vu les résultats désastreux — forcément impopulaires — de cette collaboration, pour les palestiniens résidents. Sauf en l’imposant une fois encore par la force officielle palestinienne contre ses administrés. Depuis le début, ce processus n’a fait qu’entériner le développement de la colonisation et l’accroissement de la répression (un mort par semaine dans les moments les plus pacifiques de la West Bank, sensée souffrir moins que Gaza qui subit l’état de Siège permanent et les guerres, et des arrestations quotidiennes de détenus sans relâche ultérieure, dont les penseurs et les cadres civils liés au FPLP ou au Fatah à propos desquels règne sans doute la même idée mussolinienne qu’à l’encontre de Gramsci — qu’ils doivent rester en prison jusqu’à ce qu’il ne puissent plus penser. Et pour ne pas parler de tous les gosses qui grandissent dans les geôles après avoir été enlevés sur le chemin de l’école, ou arrachés à leurs jeux en pleine rue, terrorisés, frappés, et parfois torturés... Il n’est donc pas moins exigible d’empêcher le mouvement de la dignité contre la capitulation qu’il reste vigilant, et donc armé un pour tous (pour les trois Palestine à la place des trois mousquetaires) — la dernière force auto-défensive des Palestiniens n’étant plus possible qu’à Gaza l’insoumise, vu les accords d’Oslo engageant la collaboration de l’Autorité palestinienne où elle administre.

La réunification est un bien honorable pour tous si c’est pour aller vers la libération, un mal désastreux si c’est pour régresser au dispositif de normalisation non souverain dans lequel se sont installés les privilèges de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.


Quant à nous, les pacifistes actifs qui soutenons de loin dans la proximité citoyenne de nos villes et de nos villages, nous appelons de toutes nos forces à étendre le mouvement BDS — Boycott, Désinvestissement et Sanctions, et forcément pas seulement contre les colonies mais encore contre l’État qui les développe, renforce l’apartheid après l’avoir installé, et réprime sauvagement le peuple exogène de l’ethnie au pouvoir, y compris ses propres citoyens arabes israéliens qu’il empêche de circuler et auxquels il dénie les mêmes droits qu’à tous.

Nous n’acceptons pas le règlement de l’accroissement démographique de la population arabe palestinienne par le génocide ni que le mode d’administration de ses droits soit l’assassinat individuel et/ou de masse comme chantages meurtriers, selon la présence des forces d’occupation en Palestine, ni la réalité du siège sur lequel se base la possibilité de l’agression guerrière (la population israélienne n’y étant pas inter-mêlée).

Omar Barghouti, le fondateur de la Campagne pour le boycott académique et culturel d’Israël, déclara ces jours-ci, lors d’un entretien pour faire un bilan du développement du mouvement général du BDS, référant à un mantra du Mahatma Gandhi : « Au début ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent [vous narguent], puis ils vous combattent [2], puis vous gagnez ». Et il poursuit « Nous sommes arrivés à l’étape d’être combattus le 9 Février de l’année dernière, lorsque fut discutée, au cours d’une réunion secrète du gouvernement israélien, une stratégie de lutte contre le mouvement de boycott, en raison de l’accroissement de son influence dans la période récente. » [3]

La culture avant tout pour ressentir, interpréter, et vivre le monde. Rendre le monde à la vie... Hasta la Victoria Siempre !

Louise Desrenards


Che Guevara’s visit to Gaza in 1959, Palestinian activists inspired by his legacy [4]


ÉPILOGUE
au 10 septembre 2014 [5] :

Après un cessez-le-feu permanent signé au Caire le 26 août entre la délégation palestinienne sous l’égide égyptienne avec Israël : ce dernier cessez-le-feu « inclurait un arrêt immédiat des hostilités, l’ouverture des points de passages entre Gaza et Israël uniquement pour faire circuler l’aide humanitaire et d’urgence et l’extension de la zone de pêche Gazaouie, passant de 3 à 6 puis à 12 milles marin 56. »

« I am not gonna get so excited and jump with joy at having more sardines and rotten Israeli fruits in the markets of Gaza ! That is not the end of the siege ! Are we clear about that ?! » — Je ne vais pas m’exciter au point de sauter de joie d’avoir plus de fruits pourris israéliens et de sardines dans les marchés de Gaza ! Ce n’est pas la fin de l’état de siège. On est clair là-dessus ? ! [6]

« Fin septembre 2014, l’Égypte réunira les deux parties pour discuter entre autres de la levée du blocus de la bande de Gaza à proprement parler, de la construction d’un port dans la bande de Gaza et la réouverture de l’aéroport de Gaza, de la libération de prisonniers palestiniens, de la remise des corps des soldats israéliens et de la démilitarisation de la Bande de Gaza ». [7]

À ses risques et périls (concernant d’assumer les roquettes lancées depuis Gaza en territoire civil israélien, si peu de victimes firent-elles), le Hamas a signé l’accord palestinien pour le Statut de Rome donnant accès à la possibilité du recours auprès de la Cour Pénale Internationale de La Haye, pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité par l’armée et l’État israéliens ; pourtant l’Autorité palestinienne — sans doute sous la pression d’Israël et de certains de ses alliés — ne paraît pas y donner suite. Cela pourrait nuire considérablement à la négociation qui s’annonce pour lever définitivement le blocus et obtenir le départ des forces d’occupation en Cisjordanie.

(à suivre)


SOMMAIRE



À L’ÉCOLE DE GAZA (août-septembre 2014)
(pour accéder aux articles cliquer sur les flèches orange)


Palestine 2014 / Le génocide incrémental d’Israël dans le ghetto de Gaza, par Ilan Pappé (traduction en cours) [8].

Palestine 2014 / Discours de Nurit Peled au Parlement Européen le 11-09-2014
19 septembre, par Nurit Peled-Elhanan, RD (traductrice UJFP)

Palestine 2014 / Lettre des vétérans et réservistes de l’Unité 8200 à Netanyahu et aux dirigeants militaires et du renseignement
15 septembre, par Des vétérans et réservistes de l’Unité 8200 (Israël), Louise Desrenards (traduction)

Palestine 2014 / Un lendemain de liberté
13 septembre, par Ziad Medoukh

Palestine 2014 / Cessez-le feu et secret armistice : La surprise du Président
2 septembre, par Hani al-Masri, Huda Abdelrahman al-Sadi

Palestine 2014 / Sept heures du matin
1er septembre, par Huda Abdelrahman al-Sadi

Palestine 2014 / En direct de Gaza — Dernière chronique de la guerre (26 août)
31 août, par Ziad Medoukh

Palestine 2014 / La Trêve
25 août, par Haneen Elamassie (graphiste), Salma Ahmed Elamassie (auteur)

Palestine 2014 / Le Jour de Colère de Gaza
23 août, par Haidar Eid, Louise Desrenards (traduction)

Palestine 2008 - 2009 / Gaza 22 (pendant Plomb Durci)
22 août, par Dan Balilty, Simone Camilli

Palestine 2011 - 2014 / About Gaza
21 août, par Pietro Bellorini, Simone Camilli

Palestine 2004 / Closing your eyes (Naplouse, Hebron, Qalqilyah)
20 août, par Robin Hunzinger

Palestine 2004 / Les yeux grand fermés
20 août, par Jean-Philippe Chalté, Robin Hunzinger

Palestine 2014 / À propos de Gaza et pour en finir avec la question des religions et de la démocratie au Proche Orient
15 août, par Louise Desrenards


P.-S.

JPEG - 55.8 ko
Source : Université de Nantes

Pour mémoire (du 23 mai 2013 au 25 mai 2013) :

- L’École de Gaza : espace littéraire et identité culturelle dans l’Antiquité Tardive (l’information dans le site fabula.org)

- Laboratoire « l’Antique et le Moderne », université de Nantes,
http://lamo.univ-nantes.fr/Colloque-sur-l-Ecole-de-Gaza.
Colloque international sur l’École de Gaza. Espace littéraire et identité culturelle dans l’Antiquité tardive, par Eugenio Amato, Gianluca Ventrella, Lucie Thévenet, Paola D’Alessio. Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine – 75005 Paris.

PDF - 786.3 ko
Poster (pdf) du programme du colloque
L’école de Gaza - 2013 Source :
Université de Nantes

- Lire le synopsis de l’émission de radio (succincte mais qui ouvre un intérêt) Gaza, une terre chargée d’Histoire (France Info, 10 août 2014). Et écouter l’émission (accessible en différé jusqu’au 26 janvier 2017).

Notes

[1] Madeleine Scopello, Femme, Gnose et Manichéisme (De l’espace mythique au territoire du réel), coll. Nag Hammadi & Manichean Studies, éd. Brill Academic Publishers (May 30, 2005), en français. Des fragments sont lisibles dans les pages de google books. On peut aussi se référer à l’ouvrage de J. Kevin Coyle, Manichaeism and Its Legacy, chez le même éditeur, (2009). Sur Julie d’Antioche, qui aurait apporté l’hérésie à Gaza, on peut se référer aux écrits de Porphyre et à des lectures commentées — on en trouve quelques unes sur Internet.

[2] le terme est "Iharbounk", clin d’œil aux musulmans, ce terme étant associé à "Ihsdonk" dans une sourate du Coran où sont évoquées les épreuves de Mahomet.

[3] http://www.aawsat.com/home/article/172156.

[4] NdLaRdR : Suite à l’accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah à Doha dans la nuit du 22 au 23 avril 2014 — annonçant des élections démocratiques prochaines en Palestine réunifiée, — dès le 2 juin, le Fatah au pouvoir de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza, formèrent un gouvernement palestinien d’union nationale. Accord aussitôt salué et reconnu par les États-Unis et l’Union Européenne mais condamné par Israël — précisément la source du conflit. Le document vidéo évoquant le passage de Che Guevara en 1959 et ses traces symboliques dans la Palestine actuelle a été achevé au commencement des troubles en Cisjordanie dès le mois de mai 2014 (notamment l’interview de Haidar Eid à Gaza city témoigne de cette date) ; il a été mis en ligne le 3 juillet, tandis que l’offensive Bordure Protectrice contre la Bande de Gaza commençait.

[5] Suite à l’offensive Bordure Protectrice contre la Bande de Gaza une population plus de 400 000 personnes est déplacée. Selon le statut du 5 septembre dans la page Facebook de Ziad Medoukh :

Le bilan de 50 jours de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza
7 juillet- 26 août 2014
Ziad Medoukh

- 2160 morts palestiniens, dont 570 enfants, 270 femmes et 110 personnes âgées suite à des bombardements et des attaques sanglantes.
- 11250 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 2000 femmes, 450 personnes âgées et 3250 enfants.
- Plus de 7900 raids israéliens en cinquante jours partout dans la bande de Gaza

- Des quartiers détruits totalement et effacés de la carte
- 6000 maisons ont été détruites totalement suite à ces bombardements
- 9000 maisons endommagées par les bombardements
- Plus de 30000 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
- 73 mosquées ont été détruites totalement
- 197 mosquées endommagées
- Deux églises bombardées
- 5 pêcheurs tués
- 18 journalistes tués
- Un reporter italien de l’AP tué
- 20 ambulanciers et secouristes tués
- 12 agents municipaux tués
- Cinq universités bombardées
- 32 écoles publiques détruites totalement
- 150 écoles publiques bombardées
- 5 écoles de l’ONU visées
- 10 écoles privées bombardées
- 27 crèches et jardins d’enfants détruits
- 5 hôpitaux bombardés
- 29 centres médicaux bombardés
- 25 ambulances détruites
- 120 usines détruites
- 3 banques visées
- 2 hôtels bombardés
- 60 bateaux de pêche détruits
- 20 organisations et associations détruites
- 30 postes de polices touchés
- 50 bâtiments publics bombardés
- 12 chaînes de radio et de télévision bombardées
- La centrale électrique détruite totalement
- 40 puits d’eau bombardés
- 13 cimetières bombardés
- 9 stades bombardés
- 25 clubs sportifs détruits
- 15 lieux et monuments historiques détruits
- Des routes et des terrains agricoles détruits
- Destruction massive partout dans la Bande de Gaza
- Des infrastructures civiles importantes détruites
- Les pertes économiques à Gaza dépassent 5 milliards d’euros

C’est terrible !
Nous allons reconstruire tout à Gaza
Avec notre volonté remarquable et notre courage exceptionnel
Avec le soutien des solidaires de notre cause juste partout dans le monde
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
Gaza vit, Gaza espère et Gaza
Palestine vivra, Palestine vaincra !
Amitiés de Gaza la vie
Ziad
(5 photos).

Voir aussi l’article du 7 septembre, Le Centre de la paix commence une formation sur le soutien psychologique des jeunes, dans lequel Ziad Medoukh explique en quoi consiste cette formation pour le soutien psychologique des jeunes, qui a lieu dans les locaux du Centre de la Paix à l’université Al-Aqsa, à Gaza ; (le 10 septembre, avec des étudiants francophones, il y recevait une délégation de Médecins sans Frontières).

[6] Statut du 31 août 2014, à la page Facebook de Haidar Eid.

[7] Guerre de Gaza de 2014 (fr.wikipedia).

[8] Avant que nous n’ayons fini notre traduction de ce texte d’Ilan Pappé paru le 13 juillet dans electronicintifada sous le titre « Israel’s incremental genocide in the Gaza ghetto », il fut traduit et publié dès le 16 juillet par JM Flémal dans le blog pourlapalestine.be. Par conséquent nous avons interrompu notre travail et conseillons de lire la version proposée par notre confrère (suivre le lien sous le nom du blog).

© la revue des ressources : Sauf mention particulière | SPIP | Contact | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | La Revue des Ressources sur facebook & twitter