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Who’s Will — portraits de Shakespeare (3-30 septembre à Paris)

vendredi 24 août 2018 (Date de rédaction antérieure : 22 septembre 2018).

Vernissage le jeudi 6 septembre 2018 à 19h

Du 3 au 30 septembre à la Belle Hortense
(31 rue Vieille du Temple, Paris 4e)

Introduction / exposition Who’s Will

Parmi la soixantaine de portraits censés représenter Shakespeare qu’abrite la National Portrait Gallery de Londres, seuls deux ont été qualifiés d’authentiques et potentiellement ressemblants. A partir de là, le dessinateur d’aujourd’hui peut bien lui aussi laisser dériver son trait au gré des variations imaginaires...

Mais qui était vraiment Shakespeare ? Qui se cachait sous ce nom hors normes, convoitait ce masque d’écrivain immortel ?

Les hypothèses les plus hardies ont circulé, multipliant les prétendants : le philosophe Francis Bacon ? Le VIe comte de Derby William Stanley ? Le Ve comte de Rutland Roger Manners ? Le XVIIe comte d’Oxford Edward de Vere ? Le baron de Burghley William Cecil ? Le maître-espion Francis Walsingham ? Un collectif d’artistes et de grands seigneurs manipulés par la police secrète d’Elisabeth ? Le grand dramaturge Marlowe ? Kyd ? Greene ? Chapman ? Dekker ? Chettle ? Peele ? Ben Johnson ? Beaumont ? Ou bien d’autres fantoches étayés au fil du temps par de très péremptoires trafiquants d’érudition...

La plus vraisemblable des hypothèses est encore celle qui affirme que Shakespeare fut bien Shakespeare : ce fils de gantier qui comparait volontiers la souplesse d’une conscience à celle du chevreau (cheveril) et écrivit, tout en poursuivant une carrière de comédien à Londres, quelque 37 tragi-comédies dressant un tableau complet de la nature humaine.

Laissons à Hamlet l’ultime pirouette bouffonne : « O God, I could be bounded in a nutshell, and count myself a king of infinite space — were it not that I have bad dreams. » (O Dieu, je pourrais être enfermé dans une coquille de noix et me considérer comme le roi d’un espace infini — s’il ne m’arrivait pas de faire de mauvais rêves.)

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