-
24 juin 2011, par Henri Cachau
Notre époque se caractérise par le doute, la contradiction, le scepticisme, la remise en cause d’anciennes valeurs, l’incapacité d’en fonder d’autres, par un féroce esprit de compétition qui nous fait chercher des solutions à des problèmes vieux comme le monde, sonder des réalités qui de tout temps nous ont dépassés... Maintes civilisations complexifièrent les termes de leurs savoirs, nous (…)
-
26 octobre 2011, par Henri Cachau
Semblait-il chanceux ce type, ou alors feignait-il avec brio cet euphorique état qu’on rencontre chez certains prédestinés : jeunes amoureux ou récents millionnaires. D’une civilité exquise repérable tant dans son port que dans son vestimentaire, déjà un peu gris, offrant une énième tournée aux rares consommateurs relativisant son incertain laïus... Un dernier verre avant d’aller prendre (…)
-
19 mars 2013, par Henri Cachau
Révélateur : solution employée pour le développement photographique, qui, par réduction en argent métallique des sels d’argent exposés à la lumière rend visible l’image latente...
« La force de l’hébétude », autrefois il en aurait ri de ce trait d’esprit relevant d’une amère constatation, celle de parents valétudinaires réduits et maintenus grâce aux dernières avancées de la science en état (…)
-
28 février 2013, par Henri Cachau
Ouf ! pas une mince affaire, j’avais réussi à le mettre dans le train et pas n’importe lequel, ’l’Arbalète’, ayant pour destination Zurich via Bâle, tout en l’incitant à poursuivre sur Vienne puis Prague. Comme il en va avec les dépressifs, les pires sont les amoureux récemment éconduits, ça n’avait pas été simple... Enfin, il s’embarquait pour une semaine et durant ce laps de temps j’étais (…)
-
1er avril 2011, par Henri Cachau
Depuis le tonitruant passage de Bukowski sur leurs plateaux ils ne servent que de l’orangeade lors des émissions culturelles, dommage pour les Chablis et autres Pouilly-Fuissé. Malgré ce manquement à la déontologie et la légendaire bégueulerie de ce genre de programme, un amateur éclairé s’y était inscrit afin de participer à l’un de leurs forums intitulé : « L’Art n’a nul besoin de prédicats, (…)
-
12 décembre 2012, par Henri Cachau
On avait frappé, le plombier était passé l’avant veille, sa femme de ménage viendrait le lendemain, le médecin renouvellerait l’ordonnance en fin de mois, le trimestre suivant elle rencontrerait le psychiatre, elle était seule... Aux commandes d’un jumbo-jet, entre deux aéroports son mari se trouvait à dix mille mètres d’altitude, sa fille Elodie depuis plusieurs mois pensionnaire – interne (…)
-
20 juin 2011, par Henri Cachau
Malgré leurs têtes baissées, leurs dos arc-boutés, leurs muscles saillants, tendus, luisants d’embrocation, la visière de leur casquette vous dérobant une partie de leur personnalité, dès les premiers hectomètres parcourus vous aurez remarqué chez certains compétiteurs une aisance, un coup de pédale avantageux, chez d’autres plus rageurs, un jeu de jambes moins harmonieux, saccadé, ainsi que (…)
-
9 mars 2011, par Henri Cachau
Je me doutais qu’avec les paquets de Caporal et cartouches de Gauloises dérobées chez un parent buraliste, j’arriverais à émouvoir jusqu’au rectorat ; l’abbé chargé de nous enseigner les mathématiques chuta en premier !, j’y atteignais des notes impensables chez un élève de mon acabit : nul ! Des notations qui bientôt interpelleraient notre cher directeur des études préférant lui — quel (…)
-
25 mai 2012, par Henri Cachau
Si je leur faisais plaisir en les accompagnant au cirque, je redoublais le mien, étant donné que depuis ma tendre enfance, envers ce spectacle, enlevé, bigarré, mouvementé, malgré les désillusions inhérentes à mon statut de papy gâteau (gâteux), j’en conserve une ferveur enfantine, j’étais loin de m’attendre à voir cette séance se terminer d’une façon aussi dramatique. Une chute – loin d’être (…)
-
23 mai 2012, par Henri Cachau
Percevant comme une modulée déploration provenant d’un chœur de femmes réunies sur la place de ce village qu’il traversait, de surprenants appels, des : « Minets, mimines, minettes ou minous ! » cet ensemble polyphonique, outre le regroupement de générations féminines lui offrant l’aspect d’un bouquet de disparates cris primaires, cet étranger à la commune fut surpris par ces lamentations. Ce (…)