- 17 juin 2010, par Elisabeth Poulet
« Je m’appelle Laura. J’ai neuf doigts. Depuis toujours.
Avant je pensais que mon auriculaire droit était au ciel, près du bon Dieu, puis j’ai compris que Dieu n’existait pas et mon auriculaire droit pas davantage. Je ne suis pas comme les autres, voilà tout. »
Les parents de Laura et de sa sœur Moira, eux non plus, ne sont pas comme les autres. Ce sont des Catalans militants communistes (…)
- 24 mai 2010, par Elisabeth Poulet
Marc Lecas est un flegmatique. Il a toujours été d’un naturel accommodant, un homme doux et calme qui avait pour habitude de laisser les autres choisir pour lui jusqu’au jour où il fit l’expérience du pont, accoudé à la rambarde qui surplombait l’autoroute, là où « la tête se vidait rapidement de toute pensée » et où l’on parvenait « à une sorte de stupeur méditative que le flux des véhicules (…)
- 4 avril 2010, par Robin Hunzinger
C’est l’histoire d’un homme qui, après avoir arrêté d’écrire, va découvrir par l’intermédiaire d’un nouvel ami, un monde où les marques et les concepts ont remplacé l’essence même de l’être.
A travers les réflexions du narrateur (L’homme qui arrêta d’écrire), de Jean-Phi (le blogueur), et de ceux qui les entourent, le livre nous plonge avec délectation dans les années 2000. Pari réussi (…)
- 16 mars 2010, par Elisabeth Poulet
« Ils s’installaient à présent dans une petite cabane en cèdre au toit pentu en forme de A. Elle était blottie dans un fjord, une minuscule baie du Sud-Est de l’Alaska au large du détroit de Tlevak, au nord-ouest du parc national de South Prince of Wales et à environ quatre-vingt kilomètres de Ketchikan. Le seul accès se faisait par la mer, en hydravion ou en bateau. Il n’y avait aucun voisin. (…)
- 18 février 2010, par Robin Hunzinger
C’était hier, un jour de brouillard et de neige dans les montagnes. Le facteur m’a apporté deux livres. Palpant l’enveloppe, je me suis d’abord arrêté sur L’Ombre des montagnes de Marie Frering.
J’ai d’abord regardé la couverture, vu son nom, Marie Frering, puis le le titre, L’Ombre des montagnes, la photographie de couverture de Damien Fritsch, le nom de l’éditeur, Quidam, la collection, (…)
- 28 janvier 2010, par Régis Poulet
Pourquoi lire ou relire ce prix Goncourt 1972 aujourd’hui ?
Peut-être convient-il d’abord de faire un sort, en deux lignes, aux idées reçues sur ce roman et son auteur. Serge Velay évoque un roman « maquillé à la hâte en chronique pittoresque, un grand roman universel élevé au rang de chef-d’œuvre régionaliste » par une France pompidolienne qui cherche un bâton à mettre dans les roues (…)
- 26 janvier 2010, par Elisabeth Poulet
Sur une île déserte de la Baltique, un homme de soixante-six ans, Fredrik Welin, vit en reclus depuis une décennie avec pour seule compagnie une vieille chienne souffreteuse, une chatte ayant atteint un âge plus que respectable et une foumillière géante qui grignote tranquillement la nappe d’une table depuis longtemps désertée. Depuis qu’une tragique erreur a mis fin à sa carrière de (…)
- 15 janvier 2010, par Jean-Louis Kuffer
Le dernier livre, posthume, de Maurice Chappaz
« Je dis ma disparition… », écrit Maurice Chappaz dans le dernier livre qu’il écrivit entre juin 2008 et janvier 2009, interrompu par sa mort , le 15 janvier 2009, et dont 3 chapitre sur 5 viennent de paraître chez Fata Morgana, intitulés Le roman de la petite fille.
« Voici une heure que je rédige des lettres à des camarades dans (…)
- 23 novembre 2009, par Régis Poulet
Saluons l’heureuse initiative de Marie-Claude Char et des éditions de La Table Ronde qui viennent de nous offrir une de ces traces qui font rêver et mieux comprendre.
Dans le ‘Bandeau’ du Marteau sans maître, René Char écrit que la clef en « tourne dans la réalité pressentie des années 1937-1944. Le premier rayon qu’elle délivre hésite entre l’imprécation du supplice et le magnifique amour (…)
- 17 novembre 2009, par Robin Hunzinger
Cela faisait longtemps qu’un livre ne m’avait donné autant. Il est arrivé presque par hasard sur mon bureau. Il y est resté parmi d’autres une bonne semaine, et le matin où je l’ai ouvert, où j’ai commencé à le lire, je ne l’ai plus abandonné durant trois jours, profitant des minutes où je peux lire.
En lisant "Exit le fantôme" de Philip Roth, je me suis d’abord rendu compte que j’étais (…)