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La Revue des Ressources

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Théophile Gautier (1811-1872)

" J’ai accepté un peu étourdiment, je m’en aperçois en prenant la plume, d’écrire les quelques lignes qui doivent accompagner mon portrait, dessiné par Mouilleron d’après l’excellente photographie de Bertall. Au premier coup d’oeil cela semble bien simple de rédiger des notes sur sa propre vie. On est, on le croit du moins, à la source des renseignements ; et l’on serait mal venu ensuite de se plaindre de l’inexactitude ordinaire des biographes. " Connais-toi toi-même " est un bon conseil philosophique, mais plus difficile à suivre qu’on ne pense, et je découvre à mon embarras que je ne suis pas aussi informé sur mon propre compte que je ne l’imaginais. Le visage qu’on regarde le moins est son visage à soi."

Articles de l'auteur (4)

  • Les Taches jaunes

    , par Théophile Gautier (1811-1872), dans Etrange XIXe siècle

    Seul, le coude dans la plume, J’ai froissé jusqu’au matin Les feuillets d’un gros volume Plein de grec et de latin ;
    Car nulle étroite pantoufle Ne traîne au pied de mon lit, Et mon chevet n’a qu’un souffle Sous ma lampe qui pâlit.
    Cependant des meurtrissures Marbrent mon corps, que n’a pas (…)

  • Arria Marcella

    , par Théophile Gautier (1811-1872), dans Etrange XIXe siècle

    Arria Marcella est une nouvelle fantastique de Théophile Gautier publiée pour la première fois en 1852 et sous-titrée Souvenir de Pompei.
    Trois jeunes gens, trois amis qui avaient fait ensemble le voyage d’Italie, visitaient l’année dernière le musée des Studj, à Naples, où l’on a réuni les (…)

  • Le pied de la momie

    , par Théophile Gautier (1811-1872), dans Etrange XIXe siècle

    Première pré-publication par Musée des Familles (Le) (Paris), en Septembre 1840. Une fois de plus, Gautier se met en scène ; il se décrit, comme à la fin d’Omphale, en train de fureter chez un marchand de curiosités : il est à la recherche d’un serrepapier. Son regard tombe sur un pied de momie, (…)

  • La morte amoureuse (1836)

    , par Théophile Gautier (1811-1872), dans Etrange XIXe siècle

    (Voilà une des plus belles histoires de vampires. Charles Baudelaire l’avait à l’époque qualifiée de “chef d’œuvre”.)
    Vous me demandez, frère, si j’ai aimé ; oui. C’est une histoire singulière et terrible, et, quoique j’aie soixante-six ans, j’ose à peine remuer la cendre de ce souvenir. Je (…)