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La Revue des Ressources

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Grands astreignants

Dernier ajout : 13 décembre 2022

Textes d’autres temps pour le nôtre

La rubrique « Idées », aussi vieille que la Revue des ressources, et qui a accueilli de nombreuses, riches et diverses contributions est désormais organisée en quatre espaces de réflexion distincts.

« Agora » est un espace de débat dont les textes mettent à la question ce qui donne sa forme au monde que nous connaissons ou croyons connaître.

« Biosystèmes critiques » propose des textes sur l’écologie, les techniques,la génie génétique associé à l’environnement, le nucléaire, les énergies alternatives, les désastres, locaux et géostratégiques et politiques.

« Controverses » propose des articles polémiques, provocateurs, en phase avec le contemporain ou en rapport direct avec l’actualité.

« Grands astreignants » offre à lire ou à relire des textes des siècles révolus pour les mettre en perspective avec le nôtre.

« Inactuelles » est un lieu d’approches aussi bien « intempestives » que « non contemporaines ».

« Michel Tarrier - Écogitations » est consacré par le naturaliste Michel Tarrier à des billets d’humeur relatifs au devenir tragique du monde naturel.

Régis Poulet, octobre 2008.

  • La question de l’Être

    , par Martin Heidegger, dans Grands astreignants

    « Sein und Zeit » est le chef-d’œuvre de ce siècle, et, comme tel, un objet, terme par lequel nous entendons quelque chose de résolument autonome. Or comme un objet, cela requiert d’être primairement dévoilé, et que nous n’avions pas ici d’autre but, nous nous sommes uniquement attaché à en assurer la « lisibilité » — ce qui ne veut pas dire, chose impossible et absurde : en « faciliter » (…)

  • Fragments d’Anaximandre

    , par Anaximandre, dans Grands astreignants

    Anaximandre, ami de Thalès et représentant le plus notable de l’école milésienne, qui introduisit en philosophie les concepts de principe, d’élément et d’Illimité, était à l’époque de Platon tombé dans l’oubli. C’est à la curiosité d’Aristote, puis après lui aux soins de Théophraste et des doxographes, que l’on doit les fragments qui subsistent de son œuvre. Mais, du même coup, l’orientation (…)

  • Discours de la servitude volontaire (2)

    , par Etienne de la Boétie (1530-1563), dans Grands astreignants

    Né en Périgord, province qui donna plusieurs écrivains de la Renaissance (Montaigne, Montluc, Bernard Palissy), il a fait ses études au collège de Guyenne, alors le plus brillant du Midi. Collègue de Montaigne au Parlement de Bordeaux, il inspira une amitié passionnée au philosophe, lequel voyait en lui « une âme qui montrait un beau visage à tout sens ». La Boétie est l’auteur de nombreux (…)

  • Discours de la servitude volontaire (1)

    , par Etienne de la Boétie (1530-1563), dans Grands astreignants

    Né en Périgord, province qui donna plusieurs écrivains de la Renaissance (Montaigne, Montluc, Bernard Palissy), il a fait ses études au collège de Guyenne, alors le plus brillant du Midi. Collègue de Montaigne au Parlement de Bordeaux, il inspira une amitié passionnée au philosophe, lequel voyait en lui « une âme qui montrait un beau visage à tout sens ». La Boétie est l’auteur de nombreux (…)

  • De la brièveté de la vie

    , par Sénèque le Jeune, dans Grands astreignants

    La plupart des mortels, Paulinus, se plaignent de l’injuste rigueur de la nature, de ce que nous naissons pour une vie si courte, de ce que la mesure de temps qui nous est donnée fuit avec tant de vitesse, tarit de rapidité, qu’à l’exception d’un très-petit nombre, la vie délaisse le reste des hommes, au moment où ils s’apprêtaient à vivre.
    Open publication - Free publishing - More time (…)

  • Le destin de la culture

    , par Nicolas Berdiaev (1874-1947), dans Grands astreignants

    I Le problème des rapports entre la culture et la civilisation, tel est le problème le plus poignant de notre heure historique. C’est le problème du sort qui nous attend. Or rien n’émeut l’homme autant que son destin. Les époques de crises et de catastrophes historiques provoquent un examen sérieux du destin historique des nations et de leurs cultures. L’aiguille de l’horloge qui indique la (…)

  • La désobéissance civile (2)

    , par Henri David Thoreau (1817-1862), dans Grands astreignants

    Ce texte, dont nous publions ici la deuxième partie, a eu une très grande influence dans le dernier siècle et ce, à travers le monde. Gandhi par exemple, s’étant grandement inspiré de La désobéissance civile, organisa des campagnes massives de désobéissance en Afrique du Sud pour s’opposer aux lois discriminatoires. Il retournera ensuite vivre en Inde où il mena pendant trente ans des (…)

  • La désobéissance civile (1)

    , par Henri David Thoreau (1817-1862), dans Grands astreignants

    Après deux ans passés dans les bois et craignant de ne plus progresser, Thoreau, l’auteur de Walden, décide de quitter sa cabane. À son retour, après avoir séjourné durant quelque temps chez Emerson, il retourne vivre dans la maison familiale. C’est seulement en 1849, dans La désobéissance civile, qu’il met par écrit ses positions politiques et idéologiques. Il y fait valoir la résistance (…)

  • Sur De la nature de Lucrèce

    , par Régis Poulet, dans Grands astreignants

    De Lucrèce, philosophe atomiste épicurien romain du 1er siècle avant notre ère, l’on sait assez peu de choses, et l’on ne lui connaît d’œuvre que De rerum natura — mot à mot « la nature des choses ». Est-ce pour cela que sa pensée, qui est d’abord celle de son maître Épicure, est marginalisée ? Si ses homonymes la Romaine Lucrèce (VIe siècle) et l’Italienne Lucrèce Borgia (Renaissance) (…)

  • Aristote, le premier moteur et l’énergie universelle

    , par Jean-Jacques Micalef, dans Grands astreignants

    Aristote démontre dans la Physique qu’il est nécessaire qu’il existe un Premier Moteur immobile qui cause le mouvement de tout l’univers. L’argumentation a comme premier fondement le principe de causalité qui, appliqué au mouvement peut être formulé de la façon suivante : Tout mû est nécessairement mû par quelque chose. (Physique, VII, 1, 241 b ) À partir de cette évidence, Aristote monte (…)