"C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu’on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait."
Nicolas Bouvier
-
Ceci n’est pas le Japon - rêves et archives
Faire un pas de côté, s’éloigner des avenues et grands boulevards. Ce n’est pas dans les artères des villes que coule leur substance vitale, mais dans les petites ruelles, les quartiers reculés. Le cœur est en périphérie, pas dans les centres aseptisés faisant office de vitrines. Ici la petite maison où la dame est en train de monter, par un escalier extérieur (presque une échelle !), me fait (…)
-
PRÉCIPITÉS POUR SAM FRANCIS
. . PRÉCIPITÉS POUR SAM FRANCIS Il y avait à la kermesse de l’école un appareil à envoyer gicler les couleurs en tous sens, le résultat était toujours magique, surprenant, cosmique, expérimental à la façon de Sam Francis, on s’en donnait à cœur joie.
Qu’on le dénomme temps espace lumière, le miracle à travers ce disque de peinture aux couleurs exubérantes à chaque fois se (…) -
Les ours-chimères
Les ours-chimères 12 dessins fusain et pierre noire
◼︎
◼︎ -
Nos Longues Routes de Sable
Nos Longues Routes de Sable
Nos Longues Routes de Sable « Rien n’est jamais beau comme on l’imagine et tout est plus beau. » La longue route de sable, Pier Paolo Pasolini En 1959, Pier Paolo Pasolini entreprend un voyage à la périphérie de la botte italienne. À bord de sa fiat millecento, il traverse les villes, il en tirera son long poème La longue route de sable.
La compagnie (…) -
Self-discharged
Self-discharged
« Self-discharged » a été publié une première fois dans la revue Resurgence N°115 (avril 1986, diffusé sur les ondes de la BBC, Radio 3, le 21 novembre 1985, avant d’être repris dans Selected Prose 1934-1996 par les soins de Roger Scott, aux éditions Enitharmon, en 1998.
Une première traduction a paru aux éditions Dufourg-Tandrup de Bordeaux en 1992 sous le titre « (…) -
NATURE MORTE
NATURE MORTE
Récit graphique de Benjamin Bondonneau (extraits) Éditions du Ruisseau . . Préface de Bernard Chambaz (extrait) NATURE MORTE — UNE APOLOGIE DU VIVANT
Autrefois l’italien disait « cose naturale » pour nature morte et ce sont bien des choses naturelles que nous découvrons dans ce Nature morte, qui relève d’un temps suspendu. Autant dire qu’il tient (…) -
Le Nil coule à Bruxelles
Journaliste devenu homme de lettres et de théâtre, l’écrivain Mohamed Kacimi part toujours, très loin, loin, moins loin, et même de temps en temps : non loin. Il en tire chaque fois quelques lignes sévères contre l’islam radical qu’il accuse de réprimer les femmes, ou des mots charmants et simplement émouvants sur ses rencontres et ses aventures, paradoxalement emprunts de nostalgie, ironisant (…)
-
Trois « chroniques de Kamel Daoud »
La guerre de Syrie si lointaine et si proche. Entre Oran où il vit et travaille et Paris, où son premier roman Meursault, contre-enquête (Actes Sud pour l’édition française) vient de remporter le Prix des cinq continents de la Francophonie 2014 sous la présidence de Jean-Marie Le Clézio, et le Prix François Mauriac 2014, qui lui sera remis le 10 octobre au Centre François Mauriac de Malagar, (…)
-
Une Caravane française en Syrie au printemps de 1860
Louis de Ségur
Revue des Deux Mondes T.33, 1861
Djerash. — Palmyre. Il est presque téméraire aujourd’hui de mettre sous les yeux du public des souvenirs d’Orient. Qui ne croit connaître l’Orient par ses lectures, sinon par ses voyages ? Les villes du Levant sont devenues la banlieue de Marseille. En Égypte, des locomotives franchissent le désert sillonné jadis par les lentes caravanes des (…) -
Fiction des routes et des rails
Texte en cours — et qui avance lentement entre fiction et réel : une image et une micro-fiction poétique écrite sous forme de liste à chaque fois. Au fil des pages et des textes : les personnages entrent ou sortent — déboulent parfois — sans qu’on ne les identifie réellement. Ce que ça raconte : la route et les corps à travers — la vie.
la route | 37
ça leur arrive parfois ils regardent (…)
Carnets de Côte d’ivoire
-
De retour de Côte d’ivoire
Après ces quelques semaines en Afrique et l’écriture de ce carnet de bord, je commence l’écriture des films que j’aimerais y faire.... Presque deux ou trois projets....
J’aimerais rencontrer des (…) -
Dernier jour en Côte d’ivoire
Nous voici à l’aéroport. Il est une heure du matin. Les passagers pour Casablanca embarquent. Dans une heure nous nous envolons. L’atmosphère est très calme. On vient de saluer les parents et les (…)
-
Abidjan - l’art des mots
La fin du voyage approche alors que nous commençons seulement à nous habituer et à aimer nos levers à 6 heures du matin.
Nous avons parcouru la ville. J’aurais bien voulu aller au zoo d’Abidjan (…)
Les carnets de Tieri Briet
-
Albania, Albania ! (V. Epilogue)
Ne pleure pas sur la Grèce, — quand on croit qu’elle va fléchir, le couteau contre l’os et la corde au cou,
La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage, pour harponner la bête avec (…) -
Albania, Albania ! (IV. de Mostar à Paris)
Ne pleure pas sur la Grèce, — quand on croit qu’elle va fléchir, le couteau contre l’os et la corde au cou,
La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage, pour harponner la bête avec (…) -
Albania, Albania ! (III. de Dubrovnik à Sarajevo)
Ne pleure pas sur la Grèce, — quand on croit qu’elle va fléchir, le couteau contre l’os et la corde au cou,
La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage, pour harponner la bête avec (…)