"C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu’on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait."
Nicolas Bouvier
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Le bel été
Deux mois de soleil insistant. Et malgré la tristesse du monde, la solitude, la dureté du semestre précédent, l’inquiétude face au futur, l’annonce d’une année à venir politiquement désastreuse, le bel été a fait son travail : il fait beau, les gens respirent, d’une manière répétitive, exactement comme l’hiver et le printemps avaient apporté la pluie et le spleen d’une manière répétitive. En (…)
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Dreamlands - Un visage de l’Amérique : Detroit
Dreamlands est un carnet de voyage virtuel à travers Google Earth et Street View. Chaque jour, je me promène dans des lieux que je ne connais pas. Je prends des notes, des photos. Je me confronte aux limites d’un appareil formel contraignant. Je fais avec cette caméra de peu, de beaucoup : StreetView – des panoramiques, des déformations, des objectifs inchangés/inchangeables, des (…)
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Les Seigneurs de l’Atlas sont des bergers
Depuis des temps immémoriaux, les farouches bergers Aït Atta transhument au travers de paysages sévères pour échapper avec leur cheptel aux rigueurs de l’hiver dans le Haut-Atlas ou aux insupportables chaleurs de l’été dans le Djebel Saghro.
Sous le déluge brûlant d’une aveuglante lumière blanche, les paysages lunaires et tourmentés de ce massif volcanique deviennent alors un territoire (…) -
Sur la ligne
La ligne, je l’ai découverte un dimanche. Paris Saint-Lazare/Pontoise. Les instructions étaient précises : je devais descendre au deuxième arrêt, en gare de « La Frette/Montigny », juste après Cormeilles en Parisis, le trajet durait dix-sept minutes. Oui, si peu. Un seul arrêt. Un seul ralentissement. Une seule gare où poser les pieds si l’envie m’en prenait. Les autres, j’en saisirais les (…)
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Dreamlands - Cleveland : les lieux de l’horreur
Dreamlands est un carnet de voyage virtuel à travers Google Earth et Street View. Chaque jour, je me promène dans des lieux que je ne connais pas. Je prends des notes, des photos. Je me confronte aux limites d’un appareil formel contraignant. Je fais avec cette caméra de peu, de beaucoup : StreetView – des panoramiques, des déformations, des objectifs inchangés/inchangeables, des (…)
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Dreamlands - Le long des voies : Plovdiv
Dreamlands est un carnet de voyage virtuel à travers Google Earth et Street View. Chaque jour, je me promène dans des lieux que je ne connais pas. Je prends des notes, des photos. Je me confronte aux limites d’un appareil formel contraignant. Je fais avec cette caméra de peu, de beaucoup : StreetView – des panoramiques, des déformations, des objectifs inchangés/inchangeables, des (…)
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La solitude des bas-côtés
Dans les bas-côtés, aux bords des routes qui longent les champs sans être chemins d’accès prévus pour les tracteurs, ces routes parfois plus basses, jamais plus haute, que la terre remuée annuellement, dans ces fossés il n’y a d’abord rien qu’un empêchement, une frontière naturelle et évidente entre la route qui mène d’un endroit à l’autre, utile, et le champ cultivé, inutile ici pour qui (…)
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il y a (5)
J’ai voyagé dans les silences de la vie d’un blanc à l’autre je marchais entre deux bruits dans le silence installé entre deux silences d’un vide à l’autre je voyageais entre les répliques sautais sous le souffle entre deux rien (entre deux tout)
depuis quelquefois les silences me traversent je les laisse passer scrute leur écoulement car il suffit d’un rêve pour entamer
regretter un (…) -
il y a (6)
il y a une ville longue longue ligne comme sur les nationales certaines communes étirées sur un ou deux kilomètres étiolées au début et à la fin par un long parking pour poids-lourds (ou par une ferme qui s’ouvre sur les champs) s’il y a ces villes-là, trop vite éteintes par le trajet en voiture (il faudrait les traverser à pied mais ces villes-routes sont faites pour automobiles) avec leurs (…)
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Les voyages d’Andersen
Vierlande. Le voyageur et l’habitant de la lande. La maîtresse d’école. Lüneburg. Les elfes sur la lande.
Nous étions en Vierlande ; des petits canaux s’entrecroisaient, tout semblait d’un vert luxuriant, les cerisiers avaient déjà des fruits alors que nous n’étions encore que le vingt-et-un mai. La région alentour n’était qu’un grand potager et cela vaut d’ailleurs aussi pour Hambourg et (…)
Carnets de Côte d’ivoire
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De retour de Côte d’ivoire
Après ces quelques semaines en Afrique et l’écriture de ce carnet de bord, je commence l’écriture des films que j’aimerais y faire.... Presque deux ou trois projets....
J’aimerais rencontrer des (…) -
Dernier jour en Côte d’ivoire
Nous voici à l’aéroport. Il est une heure du matin. Les passagers pour Casablanca embarquent. Dans une heure nous nous envolons. L’atmosphère est très calme. On vient de saluer les parents et les (…)
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Abidjan - l’art des mots
La fin du voyage approche alors que nous commençons seulement à nous habituer et à aimer nos levers à 6 heures du matin.
Nous avons parcouru la ville. J’aurais bien voulu aller au zoo d’Abidjan (…)
Les carnets de Tieri Briet
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Albania, Albania ! (V. Epilogue)
Ne pleure pas sur la Grèce, — quand on croit qu’elle va fléchir, le couteau contre l’os et la corde au cou,
La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage, pour harponner la bête avec (…) -
Albania, Albania ! (IV. de Mostar à Paris)
Ne pleure pas sur la Grèce, — quand on croit qu’elle va fléchir, le couteau contre l’os et la corde au cou,
La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage, pour harponner la bête avec (…) -
Albania, Albania ! (III. de Dubrovnik à Sarajevo)
Ne pleure pas sur la Grèce, — quand on croit qu’elle va fléchir, le couteau contre l’os et la corde au cou,
La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage, pour harponner la bête avec (…)