La rubrique « Idées », aussi vieille que la Revue des ressources, et qui a accueilli de nombreuses, riches et diverses contributions est désormais organisée en quatre espaces de réflexion distincts.
« Agora » est un espace de débat dont les textes mettent à la question ce qui donne sa forme au monde que nous connaissons ou croyons connaître.
« Biosystèmes critiques » propose des textes sur l’écologie, les techniques,la génie génétique associé à l’environnement, le nucléaire, les énergies alternatives, les désastres, locaux et géostratégiques et politiques.
« Controverses » propose des articles polémiques, provocateurs, en phase avec le contemporain ou en rapport direct avec l’actualité.
« Grands astreignants » offre à lire ou à relire des textes des siècles révolus pour les mettre en perspective avec le nôtre.
« Inactuelles » est un lieu d’approches aussi bien « intempestives » que « non contemporaines ».
« Michel Tarrier - Écogitations » est consacré par le naturaliste Michel Tarrier à des billets d’humeur relatifs au devenir tragique du monde naturel.
Régis Poulet, octobre 2008.
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Zone sécuritaire
Les guides touristiques nous emmènent vers une charmante principauté, qui pose au bord du bleu de la mer son béton prospère, sa marina internationale. Les guides vantent un lieu parfaitement sécurisé, car partout des caméras surveillent les rues, les corps des passants.
Lieu de haute sécurité, zone de non-droit : n’allez pas croire à l’antinomie de ces termes.
La principauté est un lieu (…) -
L’Europe centrale avant et après la destruction du mur de Berlin
Le concept d’Europe centrale est de nature historique et géographique, politique et culturelle. Dans la période qui suivit l’occupation de la Tchécoslovaquie et la fin des espoirs suscités par le "printemps de Prague", nous avons commencé à mettre en valeur la spécificité du mode de vie et les particularités de la culture de cette partie du monde.
Le discours sur l’Europe centrale a été (…) -
Critique de la raison européenne ordinaire
Europe = raison = démocratie = paix = prospérité. Ce sont ces mots frappés sur le fronton virtuel du Palais présidentiel européen à venir que récitent comme un mantra depuis des semaines et des mois les partisans du traité constitutionnel, sans jamais se questionner sur le fait que la réalité européenne de nos pays ne coïncide pas avec leurs cantiques. Un exemple particulièrement frappant de (…)
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Oui au traité établissant une constitution pour l’Europe
Comme traité, ce texte est un acte politique entre États souverains, issu de compromis parfaitement normaux en la matière. Il marque un moment précis et capital dans l’histoire de l’Union européenne. Il appelle des analyses et des votes, non des bénédictions ni des diabolisations : c’est un texte qui inscrit des raisons humaines dans des temps et des espaces où la Raison ne règne pas. C’est un (…)
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Appel à voter résolument contre le projet de constitution européenne
En 1992, nombre de citoyens français, portés par l’idéal européen et l’espoir d’une paix durable en Europe, ont voté en faveur du traité de Maastricht. Le résultat du référendum fut serré, car beaucoup de Français s’inquiétèrent de la construction d’une Europe économique qui risquait de limiter fortement la marge de manœuvre des Etats et d’imposer une politique libérale sans contrepouvoir. (…)
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Pour la grâce de Cesare Battisti
Inutile de résumer les faits et les causes déjà largement informés. L’extradition, démettant les bases d’un consentement réciproque sur le doute éthique, qui assortit toute cause non divine, est symboliquement inacceptable en République une et indivisible des trois principes de la liberté, de l’égalité, de la fraternité (solidarité), et représentée par chacun des trois pouvoirs séparés en (…)
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Sur le relativisme aronien
L’affirmation nietzschéenne - "il n’y a pas de faits, que des interprétations" (NIETZSCHE, 1874) - définissait la pratique de l’histoire-science (ou Histoire) comme étant finalement réduite à une collection de plus en plus élargie de points de vue sur d’autres points de vue. Elle s’opposait aux thèses positivistes avancées par Ranke, position "réaliste" selon laquelle les faits historiques (…)
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Pour une hyperlittérature européenne
En 1959, Denis de Rougemont disait : "Il est clair qu’on ne fera pas l’Europe avec les livres, mais pourra-t-on la faire sans eux ?" (1). Cependant, la Communauté Economique Européenne, fondée deux ans auparavant, a progressé presque en absence de ses écrivains, que Julien Benda tenait pour des "ennemis naturels de l’Europe" (2). Mais aujourd’hui, où parmi les objectifs de l’action culturelle (…)
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Le pouvoir des intellectuels
Y-a-t-il véritablement un pouvoir des intellectuels ? Par le seul fait de son intégrité, de son héroïsme à se porter en exemple, il devrait en imposer, convaincre par son autorité morale. Par ses seules idées et analyses, propres à éclairer la situation politique, afin de prendre des décisions en toute connaissance de cause, il devrait influencer les députés. Mais nous savons bien qu’il n’en (…)
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Intelligence du politique ; politique de l’intelligence
40 % des 18-25 ans n’ont pas voté lors des dernières élections présidentielles.
La longue histoire de la vie intellectuelle en France est bien sûr mêlée de politique, l’engagement la définissant. Depuis le début du siècle dernier, les intellectuels ont exercé leur influence dans la sphère politique, voire ont abandonné leurs professions pour devenir syndicalistes, députés, ministres. (…)